Médias : Barroso confiant sur l’évolution de la loi hongroise
Le président de la Commission s’est félicité de l’attitude constructive de la Hongrie pour que sa loi sur les médias soit conforme aux valeurs et aux textes européens.
Le président de la Commission s’est félicité de l’attitude constructive de la Hongrie pour que sa loi sur les médias soit conforme aux valeurs et aux textes européens.
Le président de la Commission européenne s’est félicité de “l’esprit de coopération pour une Europe forte” dont fait preuve le premier ministre hongrois, Viktor Orban, lors d’un point presse à Budapest, vendredi 7 janvier. José Manuel Barroso, et le collège des commissaires se sont rendus dans la capitale hongroise pour le lancement officiel de la nouvelle présidence de l’UE.
A cette occasion, le chef de l’éxecutif européen a rappelé aux Hongrois la nécessité de rendre conforme aux valeurs européennes leur lois sur les médias, qui fait couler beaucoup d’encre depuis le début du mois de janvier.
“J’ai reçu l’assurance du Premier ministre que le texte est élaboré, et sera mis en place, dans le respect total des valeurs de l’Union européenne sur la liberté de la presse et des légisaltions européennes concernées”, a déclaré M. Barroso.
La Commission, qui attend toujours de recevoir officiellement le texte de la part du gouvernement hongrois, va procéder à un examen juridique de la loi “en toute objectivité”.
« Pas de doute »
Mais au-delà de l’aspect juridique, le président de la Commission a insisté sur les problèmes politiques qu’une telle loi, jugée liberticide, peut créer. “Il y a les perceptions politiques et la nécessité pour la Hongrie d’être totalement soutenue par les États membres et les institutions européennes pour faire de cette présidence un succès”. “La Hongrie est un pays démocratique, et je crois qu’il est important que nous n’ayons pas de doutes sur le sujet”, a-t-il ajouté.
Lors d’un point presse, jeudi 6 janvier, Viktor Orban s’était dit prêt à modifier sa loi sur les médias si des pays comme la France, l’Allemagne et le Danemark faisaient de même avec leur droit interne. Il avait notamment évoqué le fait que le président français nommait désormais personnellement le président de France-Télévisions.