Mettre à mal les idées reçues pour mieux cerner l’UE

Un nouvel essai original sur l’UE, pour se préparer aux concours administratif, vient de sortir.

EURACTIV.fr

Un nouvel essai original sur l’UE, pour se préparer aux concours administratif, vient de sortir.

Un peu plus d’une centaine de pages avec un concept  : partir d’une idée reçue et la vérifier. Telle est la façon dont la dernière publication sur l’UE des éditions Ellipses* propose aux candidats des administratifs nationaux de se préparer aux questions européennes.

L’économie, le fonctionnement de l’UE, l’histoire, les personnalités sont évoqués et regroupés en trois grandes parties  : la construction, les institutions, les actes de l’Union. Concises, les 50 fiches ne dépassent jamais deux pages. 

Démonstration par l’exemple. 

Le traité de Lisbonne est l’œuvre de Nicolas Sarkozy ?

Ce n’est pas le Président de la République qui dirait le contraire. Après avoir expliqué le rôle important du chef de l’État français dans la relance institutionnelle, les auteurs rappellent néanmoins que 90% des innovations du traité de Lisbonne viennent de la Constitution européenne morte-née.

Ils expliquent également que c’est l’Allemagne, présidente de l’UE au premier semestre 2007, c’est-à-dire avant l’élection de Nicolas Sarkozy, qui a relancé le processus de discussion.

Le Parlement européen n’est pas un véritable parlement?

Le taux de participation aux élections européennes pourrait le laisser penser. Avec seulement 40% de votants, les Français et les Européens en général n’accordent que peu de crédit à cette assemblée. 

Pourtant, les réformes apportées par le Traité de Lisbonne sont claires  : dans 90% des dossiers, les députés européens ont autant de pouvoir que les chefs d’État et de gouvernement. Et ce sont eux qui votent des textes aussi sensibles que ceux concernant la régulation financière, par exemple.

L’euro est un échec ?

En pleine crise de la dette souveraine de plusieurs pays de la zone euro, le sujet est hautement sensible. Et les auteurs n’hésitent pas à montrer les «faiblesses congénitales» de la monnaie commune, comme l’absence d’un interlocuteur unique en matière budgétaire. 

Mais, au-delà des déboires de la Grèce ou de l’Irlande, l’euro est malgré tout la deuxième monnaie internationale derrière le dollar et son inflation est contrôlée. Entre 1999 et 2008, elle a été de 2,2%, contre 4% pour les deux décennies précédentes.

L’ouvrage indique également que la monnaie unique a permis le développement des investissements intracommunautaires, la baisse des taux d’intérêts et la réduction des coûts de change. 

*L’Union européenne en 50 idées reçues, Frédéric Allemand, Emmanuel Auber, Xavier Desmaisons, éditions Ellipses, avril 2011, 168 pages, 14 euros