Nouvel élan législatif de l’UE en matière pénale
Le volet pénal du programme de Stockholm laisse augurer des changements substantiels en la matière pour les années à venir.
Le volet pénal du programme de Stockholm laisse augurer des changements substantiels en la matière pour les années à venir.
Le champ d’action de l’Union européenne en matière pénale s’est ouvert depuis l’adoption du Traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009. La fin de la règle de l’unanimité pour le domaine pénal, qui ralentissait considérablement le processus législatif et vidait presque les textes de leurs substances, l’extension de la majorité qualifiée et l’instauration d’une procédure de codécision avec le Parlement européen laissent présager l’amorce d’un nouvel élan législatif en Europe.
« Couvrir l’ensemble des garanties procédurales »
D’autres mesures en matière de procédure pénale devraient être adoptées dans les années à venir, dans le domaine de l’information juridique et de l’aide juridictionnelle. Des propositions sur l’information des proches lorsqu’une personne est gardée à vue, ou encore des garanties particulières pour les personnes vulnérables devraient également voir le jour. L’Union européenne « va ainsi couvrir l’ensemble des garanties procédurales », s’est félicité le président de la Délégation des Barreaux de France à Bruxelles, Dominique Voillemot.