Nucléaire iranien : l'UE prête à saisir le Conseil de sécurité de l'ONU [FR]

Suite à la reprise par l'Iran de ses activités nucléaires, les membres de la troïka européenne (Allemagne, France, Royaume-Uni) préparent le terrain en vue d'une saisine du Conseil de sécurité de l'ONU - prélude à l'adoption d'éventuelles sanctions internationales visant le régime de Téhéran.

Suite à la reprise par l’Iran de ses activités nucléaires, les membres de la troïka européenne (Allemagne, France, Royaume-Uni) préparent le terrain en vue d’une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU – prélude à l’adoption d’éventuelles sanctions internationales visant le régime de Téhéran.

L’Union européenne semble désormais prête à s’associer aux Etats-Unis pour réclamer la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU sur le dossier du nucléaire iranien. Le 1er août dernier,  l’Iran annonçait la relance de son programme d’enrichissement d’uranium, mettant ainsi fin à la suspension concédée par le régime de Téhéran dans le cadre d’un accord conclu en novembre 2004 avec la « troïka » européenne – composée de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni. La reprise des activités nucléaires iraniennes a depuis été confirmée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que par l’Institut international des études stratégiques (IISS), basé à Londres. Plusieurs sources diplomatiques européennes ont indiqué que l’UE ne souhaitait pas, à ce stade, obtenir de l’ONU l’adoption de sanctions économiques visant l’Iran – l’Union souhaitant laisser la porte ouverte à une reprise des négociations avec le régime de Téhéran.  

De son côté, le gouvernement iranien a estimé qu’une éventuelle saisine du Conseil de sécurité constituait « une menace vouée à l’échec ».

Les négociations entre la troïka et l’Iran ont duré près de deux ans, au cours desquels les négociateurs européens ont tenté de convaincre Téhéran de renoncer totalement à son programme d’enrichissement d’uranium – dont les experts jugent qu’il pourrait être utilisé à des fins militaires. Dans son dernier rapport, l’AIEA soulignait qu’elle n’était pas, « à l’heure actuelle, en mesure de conclure que l’Iran ne mène pas des activités nucléaires non déclarées. » 

Le Pakistan a proposé de jouer un rôle de médiateur entre l’Iran, les Etats-Unis et l’UE, afin de permettre la conclusion d’un règlement pacifique et négocié de cet épineux dossier.