"On ne va pas parier notre avenir géopolitique sur les milices Wagner", estime Raphaël Glucksmann
« On ne va pas parier notre avenir géopolitique sur les milices Wagner, on ne peut pas faire nos calculs en fonction de M. Prigojine », a estimé dimanche 25 juin l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, au lendemain du coup de force avorté du groupe paramilitaire.
« On ne va pas parier notre avenir géopolitique sur les milices Wagner, on ne peut pas faire nos calculs en fonction de M. Prigojine », a estimé dimanche 25 juin l’eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique, qui siège au sein du groupe socialiste à Strasbourg), au lendemain du coup de force avorté du groupe paramilitaire.
A propos du chef de Wagner, Evguéni Prigojine, M. Glucksmann l’a décrit comme « un proxénète qui sort de taule et qui fait du fascisme son fonds de commerce, c’est quelqu’un qui tue des gens à coups de masse », en qualifiant le groupe paramilitaire qu’il dirige comme « le Daech russe », lors de l’émission Questions politiques sur France Inter, en partenariat avec Le Monde et France Télévisions.
« Ce qui est certain, c’est qu’il faut qu’on soit constant dans notre effort, parce que la résistance ukrainienne produit des résultats en Russie même et seule la défaite sortira le peuple russe de l’état de psychose collective dans lequel ce régime l’a plongée (…) depuis 20 ans », a-t-il poursuivi, en déplorant une aide européenne à l’Ukraine « trop limitée ».
« Jamais dans l’histoire européenne on a eu des investissements dans notre propre sécurité aussi fructueux que chaque euro et chaque arme qui va à la résistance ukrainienne », a-t-il encore fait valoir, en considérant que « oui, il faut humilier Vladimir Poutine: la seule manière qu’un tyran retire ses troupes, c’est qu’il soit humilié, c’est que les Russes comprennent que c’est perdu, qu’on ne peut pas se comporter ainsi en Europe ».
Celui qui avait été élu au Parlement de Strasbourg en 2019 après avoir pris la tête de la liste PS française a par ailleurs indiqué qu’il voulait « continuer » et « être candidat » lors des élections européennes de l’année prochaine.
Mais « nous avons des différences extrêmement profondes à gauche », a-t-il fait remarquer. « Je ne peux pas aller aux élections européennes avec des gens qui ont une attitude floue sur l’Ukraine, sur la Russie de Vladimir Poutine ou la Chine de Jinping, parce que c’est finalement l’avenir de notre continent qui en jeu », a-t-il ajouté, en visant La France Insoumise, dont les troupes appellent à une liste commune de la Nupes.