Pour Javier Solana, « le retour de la France dans l’OTAN va donner l’impulsion attendue »

A l’occasion de la conférence « La France, la défense européenne et l’OTAN au XXIème siècle », qui s’est tenue le 11 mars à l’Ecole militaire, le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, a évoqué les grands défis de la politique étrangère de l’UE.

A l’occasion de la conférence « La France, la défense européenne et l’OTAN au XXIème siècle », qui s’est tenue le 11 mars à l’Ecole militaire, le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, a évoqué les grands défis de la politique étrangère de l’UE.

EN BREF :

Le retour de la France dans l’OTAN doit « contribuer à donner à la coopération entre l’OTAN et l’Union européenne l’efficacité nécessaire pour prévenir et régler les crises du monde moderne », a indiqué Javier Solana. Avant d’ajouter que « le retour de la France à l’OTAN va donner l’impulsion attendue » pour « facilliter et accompagner le mouvement essentiel que les Européens ont amorcé à Saint-Malo ».

Cette réintégration française aidera également, selon lui, à relever les défis de la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE et de l’OTAN. Ils sont, selon lui, de trois ordres :

  • « Assumer le monde tel qu’il est ». En effet, même si le Haut représentant de la PESC écarte « l’idée d’un monde qui va plus mal et la théorie de crises sans issues », il constate que « le besoin de gouvernance global est plus fort parce que la globalisation a bouleversé les cadres nationaux et les relations traditionnelles entre États ». Il en conclut donc que « le choix de la mutualisation des efforts est inévitable ».
  • « Assumer les conditions de la relation entre l’Alliance et l’Union européenne ». Les règles qui doivent régir cette alliance sont la « complémentarité » et « l’autonomie » rendues possibles par la vocation différente des deux organisations (UE et OTAN).
  • « Répondre aux exigences de l’action ». Pour cela, « le respect de cette autonomie et la transparence de la collaboration seront les clefs du succès de notre action commune ».