Prague veut un débat sur le traité de Lisbonne au Conseil européen d’octobre

Le premier ministre tchèque propose une discussion sur une dérogation à la Charte des droits fondamentaux pour son pays lors du Conseil européen des 29 et 30 octobre.

Le premier ministre tchèque propose une discussion sur une dérogation à la Charte des droits fondamentaux pour son pays lors du Conseil européen des 29 et 30 octobre.

EN BREF  :

Trouver une solution rapide pour le traité de Lisbonne. C’est semble-t-il, la volonté du gouvernement tchèque, alors que le président Vaclav Klaus vient de trouver une nouvelle manière de retarder la ratification définitive du texte.

Lors d’une conférence de presse, lundi 12 octobre, le premier ministre tchèque, Jan Fischer, a indiqué qu’il était favorable à un débat lors du Conseil européen des 29 et 30 octobre sur la dérogation demandée par M. Klaus à la charte des droits fondamentaux. Le Royaume-Uni et la Pologne bénéficient déjà de ce type d’exemption.

M.Klaus s’est en effet dit inquiet, que le traité ne puisse ouvrir la porte à des revendications de propriété de la part d’Allemands expulsés de Tchécoslovaquie après la Seconde guerre mondiale. Même si, d’après le gouvernement, une analyse juridique a démontré que ces craintes étaient infondées.

« Le président ne se satisfera pas d’une simple déclaration, il veut une garantie pour chaque citoyen », a déclaré l’un de ses conseillers lors d’un débat télévisé dimanche 11 octobre.

Le premier ministre tchèque a réitéré la volonté de son gouvernement de parvenir à une solution rapide afin que le traité entre en vigueur, « d’ici la fin de l’année ». Jan Fischer doit rencontrer le président de la Commission à Bruxelles, mardi 13 octobre.