Présidence belge : la Commission est confiante

En pleine crise politique, la Belgique doit prendre la présidence tournante de l’UE le 1er juillet.

EURACTIV.fr

En pleine crise politique, la Belgique doit prendre la présidence tournante de l’UE le 1er juillet.

EN BREF :

La Commission européenne se dit confiante sur la faculté de la Belgique à assumer pleinement la présidence tournante de l’UE en dépit de la crise politique qu’elle traverse actuellement depuis la chute du gouvernement d’Yves Leterme le 26 avril 2010.

La présidence belge de l’UE commencera le 1er juillet 2010. La porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkild Hansen a déclaré mardi 27 avril lors d’une conférence de presse, que la Commission était  « tout à fait confiante (sur le fait) que la Belgique va mettre en œuvre une présidence tout à fait efficace ».

« Nous travaillons depuis des mois avec les autorités belges pour contribuer à une présidence couronnée de succès. Nous restons confiants dans le fait que la Belgique assumera pleinement toutes les responsabilités associées à sa présidence », a-t-elle ajouté. 

Le contexte est instable, la Belgique aura à assumer la présidence de l’UE alors que sa situation est encore incertaine. Des élections législatives anticipées devraient avoir lieu au mois de juin. Elle pourrait déboucher sur une nouvelle radicalisation entre flamands et francophones, qui pourrait conduire à la paralysie. 

Le secrétaire d’État belge aux Affaires européennes, Olivier Chastel, dans le même souci d’apaisement , a garanti lors d’une réunion à Luxembourg que « quoiqu’il arrive, la Belgique assumera ses responsabilités ». Il a tout de même reconnu, relate l’agence Belga, le 27 avril, que si le gouvernement belge était uniquement chargé des « affaires courantes », la présidence belge de l’UE manquerait définitivement de « punch politique ».