Présidence de l’UE : le Portugal veut faire approuver le nouveau traité en octobre

Après la présidence dynamique de l’Allemagne, le Portugal s’apprête à prendre la relève pour le deuxième semestre 2007. Parmi les quatre axes de travail définis par Lisbonne, l’adoption du nouveau traité institutionnel envisagée pour le mois d’octobre fait figure de priorité.

Après la présidence dynamique de l’Allemagne, le Portugal s’apprête à prendre la relève pour le deuxième semestre 2007. Parmi les quatre axes de travail définis par Lisbonne, l’adoption du nouveau traité institutionnel envisagée pour le mois d’octobre fait figure de priorité.

Développement récents et prochaines étapes  :

  • 21-22 juin  : LeSommet européen débouche sur un accord entre les 27 sur le futur traité. Un mandat pour une conférence intergouvernementale (CIG) chargée de rédiger le texte est voté.
  • 1er juillet  : Début de la présidence portugaise.
  • 23 juillet  : Début de la CIG.
  • 18 octobre 2007  : Le Portugal souhaite avoir terminé la rédaction du traité et le présenter lors du sommet informel de Lisbonne.
  • 13 décembre 2007  : Conseil européen de fin de présidence du Portugal.

En Bref :

Les quatre priorités de la présidence portugaise  : 

  • Un nouveau traité : Faire adopter le traité modificatif
  • Agenda de Lisbonne : Faire face aux défis de la concurrence mondiale.
  • Sécurité, liberté et justice : S’adapter aux nouvelles menaces du terrorisme international.
  • Relations extérieures : Renforcer le rôle de l’UE sur la scène internationale.

Le Premier ministre portugais, José Luis Socrates, a déclaré à l’issue du Conseil européen des 21 et 22 juin qu’il souhaitait faire approuver le nouveau traité européen lors de la réunion informelle des 27 États membres du 18 octobre à Lisbonne, c’est-à-dire plus tôt que prévu. Le mandat de la CIG fixe en effet comme date butoir la fin de l’année 2007. Par ailleurs, dans l’émission France Europe Express du 24 juin 2007, le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, est revenu sur les priorités du Portugal, dont le pays sera à la tête de l’UE à partir du 1er juillet. S’exprimant sur l’accord qui venait d’être trouvé entre les 27 au sujet du nouveau traité, il a qualifié le résultat du Conseil de « très positif ». « Je suis absolument convaincu que si nous n’avions pas eu un accord lors du Sommet, la situation serait bien plus grave». L’enjeu du texte est de faire « sortir l’Europe de l’impasse ». « Nous voulons travailler pendant notre présidence pour parvenir à un accord à 27 qui puisse établir le compromis et le consensus ».

Les relations extérieures de l’Union européenne seront l’un des autres grands domaines d’action de la présidence portugaise. Luis Amado a mis en avant les liens entre la résolution des problèmes intérieurs et l’affirmation de l’UE comme acteur fondamental sur la scène internationale  : « L’Europe ne peut être active sur le plan international si elle n’est pas capable de maintenir la cohésion et la convergence entre ses États membres ». Il a souligné la place particulière de l’UE au sein de la communauté internationale  : « Le monde regarde l’Europe comme une force d’équilibre, une force de stabilisation dans un système international instable et très volatil. Elle doit assurer un rôle central ».

La présidence portugaise souhaite également engager un dialogue stratégique avec les principales puissances. Elle programmera des sommets avec la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Ukraine et l’Union africaine. Un accent particulier a été mis dernièrement sur les relations avec la Russie. Le diplomate portugais José Felipe Moraes Cabral a déclaré à la mi-juin, qu’un « resserrement des liens du Portugal et de toute l’Union européenne avec la Russie » était nécessaire. « L’organisation de sommets UE-Russie figurera parmi les axes primordiaux de la politique extérieure pratiquée par l’Union européenne qui attache une grande importance au développement de ses relations avec ce pays ». Depuis l’échec du sommet de mai dernier à Samara et les tensions au sujet du statut final du Kosovo, les relations entre la Russie et l’Union européenne sont difficiles.

La politique de voisinage de la présidence allemande ayant porté jusqu’à présent sur les voisins aux frontières orientales de l’UE, le Portugal a décidé d’aborder les relations euro-méditerranéennes. Ces efforts devraient obtenir le soutien du président français, Nicolas Sarkozy, qui a mis en avant le projet d’une « Union méditerranéenne ».

Parmi les autres sujets qui figurent au programme de la présidence portugaise : changement climatique et énergie, désarmement et non-prolifération nucléaire, ainsi que réduction de la pauvreté.