Raffarin écarte l'hypothèse d'un second référendum en cas de victoire du "non" [FR]

Le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a exclu hier l'éventualité que puisse être organisé un second référendum en France si le "non" à la Constitution devait l'emporter ce dimanche.

Le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a exclu hier l’éventualité que puisse être organisé un second référendum en France si le « non » à la Constitution devait l’emporter ce dimanche.

Le premier ministre français Jean-Pierre Raffarin s’est efforcé de souligner, dans un entretien accordé à la BBC, que le référendum du 29 mai serait la seule occasion dont disposeront les Français pour donner leur avis sur la Constitution européenne : « La France s’exprimera, elle s’exprimera une fois. Il n’y a pas de second tour, il n’y a pas de seconde chance », a notamment déclaré M. Raffarin, avant de mettre une nouvelle fois en garde contre les conséquences économiques d’une victoire du « non ».  

Devant la montée du « non » dans les sondages, l’ancien président de la Convention européenne Valéry Giscard d’Estaing a dénoncé l’attitude affichée par la classe politique française vis-à-vis de l’Europe depuis de nombreuses années : « Lorsque nous rencontrons des difficultés, ils [les responsables politiques] blâment souvent l’Europe. Comment s’étonner dès lors que les Français aient une mauvaise opinion de l’Europe ? », a déclaré M. Giscard d’Estaing dans un entretien publié par Les Echos

Aux Pays-Bas, où le référendum sur la Constitution a été fixé au 1er juin, le leader de l’opposition travailliste (PvdA) Wouter Bos a indiqué qu’un second référendum demeurait à ses yeux une option crédible : « Si les Pays-Bas se retrouvent dans la position où ils seraient les seuls à avoir voté ‘non’ [parmi les 10 Etats organisant des référendums de ratification], [notre pays] pourrait organiser un second référendum », a-t-il confié au quotidien Algemeen Dagbladsaid.