Rice écarte l'hypothèse d'une guerre avec l'Iran

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a cherché à dissiper les craintes suscitées en Europe par les récentes rumeurs autour d'une éventuelle intervention américaine en Iran. Mme Rice a cependant mis en garde Téhéran contre les conséquences d'une poursuite de son programme nucléaire dans le domaine militaire.

rice1.jpg
rice1.jpg

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a cherché
à dissiper les craintes suscitées en Europe par les récentes
rumeurs autour d’une éventuelle intervention américaine en
Iran. Mme Rice a cependant mis en garde Téhéran contre
les conséquences d’une poursuite de son programme nucléaire dans le
domaine militaire.

La nouvelle secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice s’est
efforcée de calmer les inquiétudes européennes au sujet d’une
éventuelle confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran. Mme Rice a
notamment affirmé que Washington n’avait pas encore sérieusement
envisagé de jouer la carte militaire, soulignant que « la question
n'[était], pour l’heure tout simplement pas d’actualité ». La
nouvelle responsable du département d’Etat a cependant accompagné
ces déclarations d’une mise en garde adressée aux autorités de
Téhéran, enjoignant celles-ci de cesser de soutenir des activités
terroristes et d’abandonner tout programme visant à doter l’Iran de
l’arme nucléaire.

Mme Rice a apporté un appui indirect aux efforts récents de la
diplomatie européenne sur le dossier du nucléaire
iranien, estimant que la pression exercée par la France,
l’Allemagne et le Royaume-Uni avait « donné aux Iraniens
l’occasion de démontrer qu’ils ont sérieusement l’intention de
se plier à leurs obligations vis-à-vis de la communauté
internationale ». Téhéran « ferait bien de ne pas laisser passer [une
telle occasion] », a poursuivi Condoleezza Rice.

Mme Rice effectue actuellement une tournée en
Europe et au Proche-Orient l’ayant déjà menée au
Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, en Turquie et en Israël.
Dans le cadre de cette tournée, la responsable de la
diplomatie américaine s’est entretenue avec le nouveau
président palestinien Mahmoud Abbas, témoignant ainsi de
la détermination de Washington à s’impliquer davantage dans le
processus de paix au Proche-Orient.   

Mme Rice est attendue en France mardi 8 février. Elle doit
profiter de son étape parisienne pour prononcer un
discours-clé sur l’avenir des relations euro-américaines.