Royaume-Uni et Pays-Bas soutiennent un traité moins ambitieux [FR]

Les premiers ministres britannique et néerlandais ont plaidé en faveur d’un traité "amendé" plutôt que d'une "toute nouvelle constitution" afin d’éviter de nouveaux référendums.

Les premiers ministres britannique et néerlandais ont plaidé en faveur d’un traité « amendé » plutôt que d’une « toute nouvelle constitution » afin d’éviter de nouveaux référendums.

S’exprimant le 17 avril 2007 lors d’une conférence de presse commune à Londres, le premier ministre britannique Tony Blair et le premier minitsre néerlandais Jan-Peter Balkenende ont uni leurs voix pour rejeter l’idée d’une nouvelle Constitution européenne et ont exigé à la place un traité allégé apportant des changements institutionnels.

Tony Blair a insisté, précisant qu’il ne s’agissait pas seulement d’abandonner le titre de « constitutionnel » du précédent texte : « Il importe de revenir à l’idée d’un traité conventionnel qui viserait à permettre à l’Europe de travailler plus efficacement, parce que maintenant nous avons 27 et non plus 15 pays « .

Balkenende a ajouté : « Sans les caractéristiques d’une Constitution, la question d’un référendum ou non se pose également de manière pertinente ».

Les deux Etats membres souhaitent vivement éviter la tenue d’un référendum dans leur propre pays. Les électeurs néerlandais et français ont rejeté la Constitution européenne en 2005, plongeant l’UE dans la crise. Tony Blair, qui a promis de tenir un référendum sur le traité constitutionnel, suggère à présent un simple texte « amendé » qui pourrait être adopté sans recourir à la consultation populaire.

A l’occasion du Sommet de juin, la présidence allemande devrait présenter une feuille de route pour un nouveau traité à l’horizon 2009, redoublant d’efforts pour sauver la plupart des changements proposés par le Traité constitutionnel déjà ratifié par 18 Etats membres.

Le premier ministre britannique a rappelé que même si ce texte est soutenu par 18 Etats membres, l’unanimité lui est toutefois nécessaire.

Son homologue néerlandais a estimé qu’un nouveau traité devrait clarifier la répartition des compétences entre l’UE et les Etats membres, en donnant davantage la parole aux parlements nationaux et en proposant des règles l’élargissement futur de l’UE.

Tony Blair a ajouté que ces commentaires devaient servir de base de discussion avec la présidence allemande et que les détails spécifiques pouvaient être énoncés « ultérieurement ».