Selon un rapport, l'Iran tire profit de la guerre contre le terrorisme [FR]
La guerre contre le terrorisme menée par le gouvernement américain a, indirectement, renforcé la position de l'Iran au Proche-Orient. C'est ce qui ressort d'un récent rapport publié par le think tank britannique Chatham House.
La guerre contre le terrorisme menée par le gouvernement américain a, indirectement, renforcé la position de l’Iran au Proche-Orient. C’est ce qui ressort d’un récent rapport publié par le think tank britannique Chatham House.
En renversant Saddam Hussein en Irak et les Talibans en Afghanistan (tous deux rivaux de Téhéran), le gouvernement américain a fait le jeu des iraniens. C’est la conclusion d’un rapport publié le 24 août par le think tank Chatham House (également connu sous le nom de Royal Institute of International Affairs).
L’Iran a habilement utilisé son ‘soft power’ dans la région afin de « supplanter les Etats-Unis en tant que puissance la plus influente » au Moyen-Orient. Le rapport explique pourquoi Téhéran continue de tenter de diviser la communauté internationale sur la question du développement du nucléaire.
D’autres points sont également mis en évidence par cette étude, comme par exemple :
- Le soutien militaire et financier de l’Iran au Hezbollah et le succès de celui-ci face à Israël durant l’été 2006 confirme l’influence grandissante de Téhéran dans la région;
- Malgré sa popularité, le Président Ahmadinejad a moins de pouvoir que ce que pensent les occidentaux : « Ahmadinejad n’occupe une position insurmontable ni à l’intérieur de l’Iran ni en ce qui concerne la définition de la politique étrangère du pays ».
Selon le Docteur Ali Ansari, membre du groupe d’étude sur le Moyen-Orient au sein du célèbre think tank, « la politique des occidentaux vis-à-vis du Moyen-Orient révèle un manque total d’imagination. Entre la complète négligence et l’intervention militaire, il y a de nombreuses solutions qui n’ont pas encore été explorées.
L’étude de la Chatham House peut être consultée dans son intégralité ici
Dans le même temps, la communauté internationale s’interroge toujours sur la posture à adopter après le refus iranien de suspendre l’enrichissement d’uranium sur son sol. Les ministres des affaires étrangères de l’UE discuteront de cette question lors de leur réunion extraordinaire le 25 août.