Sénatoriales : Brossat, Evren, Girardin... Les nouveaux visages du Sénat

Derrière le visage connu de Yannick Jadot, élu sénateur dimanche plusieurs personnalités politiques ont fait leur entrée au Sénat, de l'adjoint communiste à la mairie de Paris Ian Brossat à la dissidente de droite Agnès Evren, en passant par l'écologiste Mathilde Ollivier.

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La chambre haute se renouvelle : plusieurs figures ont en effet laissé la place, comme les communistes Eliane Assassi et Pierre Laurent, le sénateur (LR) de la Meuse Gérard Longuet ou encore les socialistes Jean-Pierre Sueur et David Assouline. [Mircea Moira/Shutterstock]

Derrière le visage connu de Yannick Jadot, élu sénateur dimanche (24 septembre), plusieurs personnalités politiques ont fait leur entrée au Sénat, de l’adjoint communiste à la mairie de Paris Ian Brossat à la dissidente de droite Agnès Evren, en passant par l’écologiste Mathilde Ollivier, nouvelle benjamine.

La chambre haute se renouvelle : plusieurs figures ont en effet laissé la place, comme les communistes Eliane Assassi et Pierre Laurent, le sénateur (LR) de la Meuse Gérard Longuet ou encore les socialistes Jean-Pierre Sueur et David Assouline.

Dans le sens inverse, quelques noms viennent garnir les rangs de l’hémicycle, même si l’immense majorité des sénateurs restent inconnus du grand public.

Ian Brossat, le renouveau du PCF

À 43 ans, Ian Brossat a déjà été candidat aux législatives, tête de liste aux européennes, conseiller de Paris puis adjoint d’Anne Hidalgo en charge du logement, porte-parole du Parti communiste français et directeur de campagne de Fabien Roussel à la dernière élection présidentielle.

Cet agrégé en lettres modernes, symbole de la nouvelle génération de cadres communistes, intègre désormais le Sénat avec l’ambition de porter des dossiers similaires à ceux qu’il traite au quotidien dans la capitale (logement, hébergement d’urgence, protection des réfugiés).

Élu à la troisième position de la liste d’union de la gauche à Paris, Ian Brossat succède au groupe communiste à l’une des figures parisiennes du Parti communiste, l’ancien secrétaire national Pierre Laurent.

Agnès Evren, rivale de Dati

Patronne de la puissante fédération LR de Paris, porte-parole de la campagne présidentielle de Valérie Pécresse en 2022, Agnès Evren, 52 ans, quitte le Parlement européen de Strasbourg pour le palais du Luxembourg, élue en dissidence de la liste officielle LR.

Elle devrait néanmoins siéger au sein de la majorité sénatoriale. Évincée des places éligibles de la liste officielle, elle avait présenté en juin lors de la désignation des grands électeurs sa propre liste séparée de celle du groupe mené par Rachida Dati.

Vice-présidente des LR et conseillère de Paris, elle avait emporté aux municipales de 2020 la mairie du XVe arrondissement pour Rachida Dati, battant au premier tour le maire LR sortant Philippe Goujon. Elle lui laissera la place ensuite. Et celui-ci a été pendant la campagne sénatoriale son principal soutien avec les élus centristes du conseil de Paris.

Au sein des LR, elle défend notamment une ligne écologique, ayant signé en avril une tribune publiée dans le Figaro appelant à en faire une « question première » à droite.

Annick Girardin, l’ex-ministre

À Saint-Pierre-et-Miquelon, seuls 39 grands électeurs étaient appelés aux urnes et vingt d’entre eux ont désigné Annick Girardin pour les représenter. Ce fut suffisant pour l’ancienne ministre de la Mer du gouvernement Castex (2020-2022).

La figure du Parti radical devient sénatrice pour la première fois à 59 ans.

L’ancienne députée, passée par le ministère des Outre-mer (2017-2020) après avoir été ministre de la Fonction publique sous François Hollande, a indiqué qu’elle siégerait au groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), comme son prédécesseur à Saint-Pierre-et-Miquelon, Stéphane Artano. Le groupe RDSE, composé de 14 membres avant les sénatoriales, est l’un des plus petits de la chambre haute.

Mathilde Ollivier, la benjamine

Mathilde Ollivier, née le 9 juin 1994, devient la nouvelle benjamine de l’Assemblée, plus jeune de quelques semaines que Rémi Cardon, socialiste né le 3 mai de la même année.

Sénatrice des Français de l’étranger, la jeune femme estime « important pour la génération Climat d’être représentée dans les institutions », au Sénat comme à l’Assemblée.