Sommet européen sur le budget: la position stratégique d'Angela Merkel [FR]
La chancelière allemande Angela Merkel est la 'femme au milieu'. Elle soutient en principe Tony Blair, mais ne veut pas compromettre ses relations avec la France et doit éviter que l'Allemagne finisse par payer de nouveau la note.
La chancelière allemande Angela Merkel est la ‘femme au milieu’. Elle soutient en principe Tony Blair, mais ne veut pas compromettre ses relations avec la France et doit éviter que l’Allemagne finisse par payer de nouveau la note.
La qualité de femme d’Etat de la nouvelle chancelière allemande Angela Merkel sera observée de près lors du sommet européen qui tente de parvenir à un accord sur le budget. Selon les analystes, elle est à la fois dans chaque camp et dans aucun d’entre eux, et occupe ainsi une position stratégique pour permettre de trouver un accord.
Contrairement à la France et à la Pologne, qui se sont fermement opposés à la proposition de budget britannique de 849 milliards d’euros pour la période 2007-2013, Mme Merkel a apporté un vague soutien à la position de la présidence britannique et à l’objectif général de conserver un budget européen serré. Elle a cependant indiqué que les intérêts des nouveaux Etats membres ne doivent pas être sacrifiés.
Lors du lancement des négociations le 15 décembre, le premier ministre britannique Tony Blair a prévu des négociations « très dures » dont l’issue est « incertaine ».
Lors d’une rencontre avec les dirigeants des groupes politiques du Parlement européen, ces derniers ont prévenu M. Blair que le Parlement européen opposerait son veto à un accord sur le budget si la présidence britannique ne revoit pas à la hausse sa proposition du 14 décembre.