Tony Blair craint que la Grande-Bretagne quitte l'UE par référendum
L'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, crait que les Britanniques décident de quitter l'UE si un référendum est organisé. C'est ce qu'il a déclaré au journal allemand Die Zeit lors d'une interview.
L'ancien premier ministre britannique, Tony Blair, crait que les Britanniques décident de quitter l'UE si un référendum est organisé. C'est ce qu'il a déclaré au journal allemand Die Zeit lors d'une interview.
M. Blair a ajouté lors de cette interview publiée hier (9 août) que les transferts de compétences à l'UE devraient donner lieu à une plus grande légitimité démocratique et que la Grande-Bretagne devrait jouer un rôle plus important dans ce processus.
Restant sur ses gardes, il a expliqué au journal allemand qu'une mauvaise gestion du problème pourrait entraîner une crise politique qui pourrait se révéler d'une ampleur similaire à celle de l'euro. « Les gens n'accepteront pas l'anéantissement (sic.) de l'Etat nation. »
En mai dernier, l'ancien commissaire européen au commerce, Peter Mandelson a réclamé la tenue d'un référendum sur l'avenir de la position du Royaume-Uni en Europe.
Résultats partagés
Le désir de quitter l'UE se fait plus pressant dans certaines sphères britanniques. L'ancien ministre de la défense et homme de droite Liam Fox, qui a été obligé de démissionner l'an dernier après avoir emmené un ami en voyage à l'étranger, a déclaré le mois dernier : « La vie en dehors de l'UE n'effraie plus […] La population de ce pays est mécontente de la relation entretenue avec l'UE. Les décideurs politiques doivent en tenir compte. »
Les sondages montrent qu'un nombre croissant de Britanniques voteraient contre la présence de leur pays dans l'UE si un référendum était organisé et que les résultats devraient se révéler plus ou moins équilibrés. L'actuel premier ministre, David Cameron, a déclaré le mois dernier qu'il serait tout à fait respectable d'organiser un référendum à ce sujet.
M. Cameron prône la ligne dure avec l'Europe. Il a d'ailleurs opposé son veto au traité budgétaire en décembre dernier. Les eurosceptiques britanniques arguent que les réglementations européennes freinent l'économie du pays et nécessitent des milliards de livres, un problème qui pourrait être réglé en quittant l'Union européenne.
Toutefois, les partisans de l'Union affirment que la Grande-Bretagne perdrait de son influence en quittant l'UE, son plus grand partenaire commercial, et que son économie serait de toute façon toujours influencée par les décisions prises à Bruxelles.