Traité européen : le Parlement britannique augmente la pression pour un référendum [FR]

Aujourd’hui, 21 janvier, les députés travaillistes opposés au gouvernement vont unir leurs efforts avec les conservateurs afin d’imposer un référendum sur le nouveau traité modificatif européen, suite à un rapport de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes concluant que le texte est identique à la défunte constitution européenne.

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Aujourd’hui, 21 janvier, les députés travaillistes opposés au gouvernement vont unir leurs efforts avec les conservateurs afin d’imposer un référendum sur le nouveau traité modificatif européen, suite à un rapport de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes concluant que le texte est identique à la défunte constitution européenne.

19 députés travaillistes prévoient de présenter une proposition appelant à un référendum sur le traité européen, signé par le Premier ministre britannique Gordon Brown et les 26 autres chefs d’Etat et de gouvernement le mois dernier. 

L’initiative survient au moment où le projet de loi sur la ratification du traité est présenté au Parlement pour un débat en seconde lecture à la Chambre des Communes. On s’attend donc à six semaines de débat explosif avant le vote final prévu en mars.

Bien que jusqu’ici l’opposition, menée par le travailliste eurosceptique Ian Davidson, ne soit pas suffisante pour remporter le vote, certains craignent qu’elle n’augmente dans les semaines à venir, laissant ainsi présager une défaite politique au Parlement pour le Premier ministre.

M. Davidson a souligné que cela marquait le début de la bataille plutôt que la fin de la guerre. Il affirme que près de 100 parlementaires travaillistes ne sont pas satisfaits du refus gouvernemental de tenir un référendum et qu’ils pourraient finalement soutenir sa proposition.

L’appel au référendum a encore été renforcé hier, 20 janvier, avec la publication d’un rapport par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Communes dominée par les travaillistes. Ce rapport affirme que le gouvernement britannique trompe l’opinion publique en minimisant l’importance des nouvelles institutions, comme la création d’un nouveau président de l’UE à plein temps et d’un responsable des Affaires étrangères.

Le rapport conclut qu’il n’y a aucune différente substantielle entre les dispositions en matière d’affaires étrangères dans le traité constitutionnel, que le gouvernement avait soumis à un référendum, et celles du traité de Lisbonne, sur lequel un référendum est refusé.

Mais les membres du gouvernement de M. Brown continuent de défendre le traité, estimant qu’il s’agit d’un bon compromis. Le ministre des Affaires étrangères, David Miliband, a souligné le fait que le traité modificatif donnait au Royaume-Uni une place plus importante en Europe et reconnaissait les droits des enfants pour la première fois.

Jim Murphy, ministre chargé des questions européennes, est persuadé qu’une forte majorité du Parlement soutiendra le traité. D’après lui, il faut attendre les résultats du vote, mais il est prématuré d’affirmer que 100 députés travaillistes vont s’y opposer.

Néanmoins, les demandes pour un référendum continuent d’affluer, alors que les organisateurs de la campagne « I want a referendum »  ont annoncé 10 sondages sur le traité dans des circonscriptions de 50 000 habitants, sur ce qu’ils disent être le plus grand vote sur l’Europe depuis 1975, quand le Royaume-Uni votait pour rester au sein de Marché commun.