Tsunami et responsabilité des entreprises
La mobilisation sans précédent du secteur privé suite au récent raz-de-marée en Asie pose la question du rôle des entreprises dans des situations de catastrophes naturelles n'affectant pas directement leurs activités.
La mobilisation sans précédent du secteur privé suite au récent
raz-de-marée en Asie pose la question du rôle des entreprises dans
des situations de catastrophes naturelles n’affectant pas
directement leurs activités.
Le raz-de-marée en Asie a provoqué un élan de solidarité sans
précédent auquel ont pris part pouvoirs publics, entreprises
et particuliers. Certaines ONG, telles que Médecins Sans
Frontières, ont dû rapidement suspendre leurs opérations de
collecte de fonds devant le constat qu’elles ne seraient pas en
mesure d’utiliser l’ensemble des sommes recueillies.
Les grandes entreprises mondiales ont versé des aides
substantielles. Le World Business Council for Sustainable
Development indiquait récemmment qu’à la date du 11 janvier,
quelque 250 millions de dollars [193 millions d’euros] avaient été
apportés par ses membres. Certaines entreprises se sont même
engagées à verser (en plus de leur contribution de départ) une
somme équivalant au total des dons effectués par leurs
employés.
Au-delà des contributions financières, plusieurs entreprises
pharmaceutiques ont offert des médicaments et divers équipements
médicaux, et mis leur expertise en matière de santé au service des
autorités locales. Les entreprises du secteur pétrolier ont fourni
une partie du carburant utilisé dans les opérations de sauvetage et
d’aide aux victimes. Plusieurs grands cabinets d’expertise
comptable ont offert leurs services pour aider à garder la trace
des dons.
L’expérience du tsunami soulève la question des responsabilités
devant être assumées par les entreprises face à des
catastrophes n’ayant pas de réel impact sur leurs intérêts. La
prochaine réunion du Forum économique mondial, organisée du 26 au
30 janvier à Davos, sera consacrée au thème : « Prendre ses
responsbilités face à des choix difficiles » ; elle permettra aux
dirigeants d’entreprises mondiaux de réfléchir à l’organisation de
futures actions en réponse à de nouveaux désastres.