Un traité pour 2009 : A. Merkel incite les Etats à la ponctualité [FR]

Le Sommet européen de Berlin ayant fixé à 2009 la réforme institutionnelle, la chancelière allemande, Angela Merkel, a exhorté les dirigeants européens à surmonter leurs problèmes nationaux pour aider l'UE à faire face à la mondialisation.

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Le Sommet européen de Berlin ayant fixé à 2009 la réforme institutionnelle, la chancelière allemande, Angela Merkel, a exhorté les dirigeants européens à surmonter leurs problèmes nationaux pour aider l’UE à faire face à la mondialisation.

S’adressant au Parlement européen le 28 mars 2007, Angela Merkel a déclaré que les dirigeants de l’UE devaient « agir de façon décisive » sur la scène internationale et qu’il fallait éviter de passer « trop de temps enfermés dans nos propres problèmes », avertissant : « Le monde n’attendra pas l’Europe ». 

Elle a également renouvelé son engagement à présenter une feuille de route pour relancer la Constitution européenne au sommet de juin 2007, mais a déclaré qu’il n’y aurait pas de solution toute prête. Elle a indiqué aux députés européens : »Nous établirons nos objectifs et nous ferons tout notre possible pour les atteindre ». Angela Merkel a également vivement recommandé aux dirigeants de l’UE de respecter l’emploi du temps établi dans la Déclaration de Berlin, afin que les réformes institutionnelles soient en place d’ici 2009. 

Angela Merkel a encouragé le Parlement européen à impliquer activement les citoyens dans les discussions sur la Constitution européenne et a proposé que le Parlement « auditionne la société civile » afin de faire participer le public européen au débat. Elle a suggéré d’organiser ces auditions de la société civile dès le mois de mai, soit un mois avant que la présidence allemande ne présente sa feuille de route pour le traité constitutionnel aux dirigeants de l’UE.

Le président de la Commission José Manuel Barroso a réitéré l’appel d’Angela Merkel, déclarant qu' »en apportant des résultats, nous donnons un nouvel élan à la politique ». Il a souligné que l’Europe avait besoin d’un « nouveau traité » pour pouvoir faire face aux défis mondiaux, tels que le changement climatique, la sécurité énergétique, la migration et la concurrence mondiale.

Concernant le traité constitutionnel, le président du groupe socialiste, Martin Schulz a déclaré : « Il se peut que le traité n’entre pas en vigueur sous la forme que nous souhaitions, mais cela ne signifie pas qu’il ne doit pas y en avoir du tout ».

Le président du groupe libéral, Graham Watson, a critiqué la présidence allemande pour sa stratégie secrète sur la Déclaration de Berlin, déclarant : « Un texte rédigé dans les catacombes de la Chancellerie et signé par les présidents des trois institutions ne devrait avoir l’audace de commencer avec les mots ‘Nous, citoyennes et citoyens de l’Union européenne' ».