Visite de Bush : Européens et Américains entre accord et désaccords

Le président américain George W. Bush a poursuivi son offensive de charme en direction des dirigeants des pays membres de l'OTAN et de l'Union européenne, mais des divergences demeurent au sujet de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, l'Iran et le dossier du réchauffement climatique.

Le président américain George W. Bush a poursuivi son offensive de
charme en direction des dirigeants des pays membres de l’OTAN et de
l’Union européenne, mais des divergences demeurent au sujet de
l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine, l’Iran et le dossier
du réchauffement climatique.

Lors d’une conférence de presse commune, le président américain
et ses hôtes européens (représentés en la circonstance par le
président en exercice du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, par
le président de la Commission, José Manuel Barroso, ainsi que par
le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana) se sont
attachés à souligner que la relation entre les deux partenaires
était de nouveau marquée du sceau de la sérénité. « Le lien entre
l’UE et les Etats-Unis est renoué », a souligné M. Barroso.

Cependant, un certain nombre de divergences demeurent :

  • Européens et Américains n’ont pu trouver un terrain d’entente
    au sujet d’une éventuelle levée de l’embargo sur les
    ventes d’armes à destination de la Chine
    , voulue par l’UE.
    M. Bush a réaffirmé que le sujet lui inspirait de vives
    préoccupations, et souligné que les Européens allaient devoir
    « vendre [leur projet] au Congrès » ; 
  • Au sujet de l’Iran, le président
    américain a qualifié de « ridicule » l’idée que les Etats-Unis se
    préparent actuellement à attaquer ce pays – ajoutant cependant
    aussitôt que toutes les options demeuraient envisageables ;
  • Interrogé sur le rôle de l’OTAN et sur
    les ambitions croissantes de l’UE en matière de sécurité, M. Bush a
    clairement indiqué que l’OTAN demeurait à ses yeux la « pierre
    angulaire » des relations transatlantiques
  • Sur le dossier du réchauffement climatique, M.
    Bush s’est contenté de promettre davantage de coopération en
    matière de recherche et de technologie. Il semble cependant que
    l’administration américaine soit désormais prête à prendre acte de
    la réalité du phénomène de réchauffement
    climatique ; 
  • Concernant l’Irak, M. Bush a obtenu de
    l’ensemble des membres européens de l’OTAN une contribution à
    l’effort de formation des forces de sécurité irakiennes ; l’UE
    s’est par ailleurs engagée à co-organiser avec les Etats-Unis une
    conférence internationale consacrée au thème de la reconstruction
    du pays.