Visite "historique" de Nicolas Sarkozy en Grande-Bretagne, selon Gordon Brown
L’immigration la défense, ou encore l’intégration de la Grande-Bretagne à la zone euro ont été au centre de la conférence de presse tenue par le premier ministre Gordon Brown et le président Nicolas Sarkozy, à l’issue du sommet franco-britannique, qui s’est tenu à Londres jeudi 27 mars.
L’immigration la défense, ou encore l’intégration de la Grande-Bretagne à la zone euro ont été au centre de la conférence de presse tenue par le premier ministre Gordon Brown et le président Nicolas Sarkozy, à l’issue du sommet franco-britannique, qui s’est tenu à Londres jeudi 27 mars.
A l’instar du reste de son voyage, le chef de l’État français a poursuivi son opération séduction envers les Britanniques. Au cours d’une conférence de presse commune avec Gordon Brown, évoquant des sujets comme l’immigration illégale, l’Afrique ou le changement climatique, M. Sarkozy a martelé : “Nous sommes d’accord”, “Nous sommes ensemble”.
Comme Londres l’avait annoncé dès lundi, les deux hommes ont dit s’être mis d’accord pour une plus grande transparence des marchés financiers. Par ailleurs, le ministère britannique de la Défense a annoncé que la fabrication d’avions ravitailleurs avait été confiée à un consortium d’industriels, dont fait partie EADS. Montant du contrat : 16 milliards d’euros.
A l’image du discours qu’avait tenu M. Sarkozy la veille à Westminster, l’Europe a occupé une place importante lors de la conférence de presse commune. Evoquant l’OTAN et l’Europe de la défense, le chef de l’État français a estimé que les deux entités étaient nécessaires à l’équilibre international.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois appelé le Royaume-Uni à faire partie intégrante de l’Union. “On a besoin du Royaume-Uni pour faire évoluer l’Europe”, a déclaré le chef de l’État. Avant d’ajouter : “Ce n’est pas à la France de reprocher au Royaume-Uni son interrogation sur l’Europe.” Interrogé sur l’euro, le premier ministre britannique a pour sa part déclaré que le rôle du Royaume-Uni dans l’Union ne dépendait pas du sujet de la monnaie unique.
Seul bémol : les deux hommes ont fait apparaître une légère différence de points de vue sur les jeux olympiques. M. Brown a affirmé qu’il se rendrait à la cérémonie d’ouverture, alors que Nicolas Sarkozy a dit se déciderait “selon l’évolution de la situation”.
Gordon Brown a, quoi qu’il en soit salué une visite “qui restera comme historique”. Signe du rapprochement franco-britannique, Français et Britanniques se réuniront désormais tous les trimestres pour renforcer les sommets annuels entre les deux pays. Jusqu’ici, outre le sommet franco-britannique annuel, les ministres se rencontraient pratiquement tous les six mois de manière informelle, explique-t-on au Quai d’Orsay.
Des rencontres régulières qui ressemblent à ce qui a déjà cours entre la France et l’Allemagne. Même si l’axe franco-allemand ne semble plus la seule priorité de Nicolas Sarkozy, Français et les Allemands se réunissent pour un conseil des ministres commun tous les six mois. En outre, des rencontres informelles qui réunissent le chancelier allemand, le président français, et les ministres des Affaires étrangères ont théoriquement lieu tous les deux à trois mois.
En pratique, la dernière rencontre de ce type a eu lieu au mois de juillet 2007 à Toulouse et la prochaine aura lieu…au mois de juin. Celle qui devait avoir lieu le 3 mars dernier avait du être annulée, en théorie pour des « problèmes d’agenda », avait à l’époque indiqué l’Elysée. Et plus vraisemblablement pour cause de désaccord entre Français et Allemand sur l’Union pour la Méditerranée.