Vladimir Poutine pourrait rencontrer M. Erdoğan pour envisager des négociations entre la Russie et l'Occident
Le président Vladimir Poutine pourrait rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdoğan cette semaine pour discuter de la proposition turque d’accueillir les négociations entre la Russie et l’Occident sur l’Ukraine, a annoncé le Kremlin lundi (10 octobre).
Le président Vladimir Poutine pourrait rencontrer le président turc Recep Tayyip Erdoğan à Astana cette semaine pour discuter de la proposition turque d’accueillir les négociations entre la Russie et l’Occident sur l’Ukraine, a annoncé le Kremlin lundi (10 octobre).
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que la Russie n’avait reçu aucun signal concernant la perspective de négociations avec l’Occident en Turquie, mais n’a pas exclu que M. Poutine puisse en discuter avec M. Erdoğan.
Les présidents turc et russe devraient tous deux se rendre au Kazakhstan cette semaine.
Astana accueille le sommet de la Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA, 13 octobre) et le sommet officiel de la Communauté des États indépendants (CEI, 14 octobre).
« Ouverte à la diplomatie »
La Russie est ouverte à la diplomatie, mais l’encouragement par Washington de « l’humeur belliqueuse » de l’Ukraine complique les efforts diplomatiques pour résoudre le conflit, a déclaré lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
« Nous répétons une fois de plus, surtout pour la partie américaine : les objectifs que nous nous sommes fixés en Ukraine seront atteints », a écrit Mme Zakharova sur le site Internet du ministère.
« La Russie est ouverte à la diplomatie et les conditions sont bien connues. Plus Washington encouragera l’humeur belliqueuse de Kiev et favorisera plutôt que d’entraver les entreprises terroristes des saboteurs ukrainiens, plus la recherche de solutions diplomatiques sera difficile. »
Les tensions entre l’Occident et la Russie au sujet de son invasion de l’Ukraine, qui dure depuis sept mois, ne cessent de croître. Lundi, Moscou a lancé des frappes de missiles à travers l’Ukraine en réponse à une explosion survenue ce week-end qui a gravement endommagé un pont construit par les Russes pour accéder à la Crimée.
La Turquie, qui entretient des relations étroites avec Moscou et Kiev, est considérée comme un médiateur potentiel dans le conflit. En juillet, elle a aidé à négocier un accord pour l’exportation de céréales ukrainiennes bloquées dans les ports de la mer Noire.
La capitale du Kazakhstan accueille un autre sommet plus tard dans le mois, auquel participera le président du Conseil européen, Charles Michel. Les dirigeants des cinq pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan et Turkménistan) se réuniront à Astana les 26 et 27 octobre.
Pleased about President @TokayevKZ’s invite to visit Astana & attend the Central Asian leaders meeting on 26-27/10.
Also pleased about visiting Uzbekistan on 28/10 & meet with President Mirziyoyev.
🇪🇺 is ready to deepen ties with Central Asia & support intra-regional cooperation— Charles Michel (@CharlesMichel) October 8, 2022