12 propositions pour refonder l’aide au développement européenne

Dans un contexte de refonte des relations nouées par l’UE avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), l’Institut Thomas More dresse un historique et pointe les dérives actuelles de la coopération européenne au développement. Enumérant douze propositions, le think tank appelle à une politique européenne plus intégrée et plus ambitieuse vis-à-vis de ses partenaires du sud.

Dans un contexte de refonte des relations nouées par l’UE avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), l’Institut Thomas More dresse un historique et pointe les dérives actuelles de la coopération européenne au développement. Enumérant douze propositions, le think tank appelle à une politique européenne plus intégrée et plus ambitieuse vis-à-vis de ses partenaires du sud.

Plus de 50% de l’aide internationale en direction des pays en voie de développement provient aujourd’hui de l’Union européenne (UE), pays membres et institutions européennes confondues. En 2008, le budget de l’aide au développement de l’UE s’élevait à 2,3 milliards d’euros, soit presque 2% de son budget total. A quoi il convient d’ajouter 2,9 milliards d’euros au titre du Fonds européen de Développement (FED) dans le cadre de la facilité de Cotonou jumelé à près d’1,5 milliards d’euros de la BEI, le principal instrument financier de la coopération entre l’UE et les 79 pays des régions Afrique Caraïbes Pacifique (ACP). Son aide est principalement dirigée en direction de ces pays ACP, dans une moindre mesure en direction de l’Asie et de l’Amérique latine.

La première convention entre l’UE et les États ACP date de 1963. Après les conventions de Yaoundé et de Lomé, les pays ACP sont liés depuis 2000 à l’UE par l’accord de Cotonou pour une durée de 20 ans, avec une clause de révision tous les 5 ans, récemment revisitée pour la période 2008-2013. Parallèlement à la lutte contre la pauvreté, placée au coeur de sa stratégie, l’accord de Cotonou prévoit d’instaurer des zones de libre-échange entre l’UE et les pays ACP et entre pays ACP eux-mêmes, dans le respect des règles de l’OMC. 

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici