Comment mieux affirmer la diplomatie européenne ?
Dans une analyse publiée par la fondation Robert Schuman, le directeur des relations internationales de l’ENA, Maxime Lefebvre, estime que l’Europe doit mutualiser ses moyens diplomatiques, et que les grands États doivent exprimer une vision commune fondée sur la définition d’intérêts partagés.
Dans une analyse publiée par la fondation Robert Schuman, le directeur des relations internationales de l’ENA, Maxime Lefebvre, estime que l’Europe doit mutualiser ses moyens diplomatiques, et que les grands États doivent exprimer une vision commune fondée sur la définition d’intérêts partagés.
Les révoltes dans le monde arabe ont pris l’Europe par surprise. Les régimes autoritaires sur lesquels elle s’était appuyée pour sa politique méditerranéenne se sont en partie effondrés, ce qui nourrit le sentiment que l’Europe s’est montrée trop complaisante. Et les réactions des États membres et de la Haute Représentante, Catherine Ashton, ont eu lieu en ordre dispersé, allant jusqu’à des divergences réelles sur l’opportunité et les modalités de l’intervention en Libye.
Ce qui vient de se passer est typique de la difficulté de l’Union européenne à réagir à chaud et de façon coordonnée aux crises, bref à produire une volonté commune. Pour autant, il faut bien noter que toutes les réactions, y compris celle du partenaire américain, ont été fluctuantes face à ces événements imprévisibles. Et une fois que la situation se sera stabilisée, nous n’aurons pas d’autre choix que de reconstruire une stratégie européenne à partir des acquis du » processus de Barcelone » (1995), prolongé par l’Union pour la Méditerranée (2008), en tirant la leçon de leurs insuffisances.