Confrontations Europe : "Un retour en trois dimensions"

L’offensive déterminante de Nicolas Sarkozy en faveur du Traité simplifié a été analysée comme marquant le retour de la France sur la scène européenne, un peu moins d’un an avant la Présidence française de l’UE. Dans une analyse publiée dans la Revue de Confrontations Europe, Philippe Herzog décrypte les enjeux et les défis de ce renouveau de l’influence française en Europe.

L’offensive déterminante de Nicolas Sarkozy en faveur du Traité simplifié a été analysée comme marquant le retour de la France sur la scène européenne, un peu moins d’un an avant la Présidence française de l’UE. Dans une analyse publiée dans la Revue de Confrontations Europe, Philippe Herzog décrypte les enjeux et les défis de ce renouveau de l’influence française en Europe.

Ce retour de l’influence française recouvre trois dimensions  : la négociation d’un traité institutionnel, le réinvestissement des politiques de l’Union, la participation des Français et la réforme de l’État. La première dimension est en passe d’aboutir et l’idée d’un Traité simplifié ou « mini traité » était bien, au départ, celle de Nicolas Sarkozy, estime le Philippe Herzog.

La deuxième dimension développée dans cet article correspond à l’idée, déjà proposée par Confrontations Europe, de préparer un Nouvel Acte Unique à l’issu d’un grand débat paneuropéen sur les politiques de l’Union. Après des années de tractations institutionnelles, il s’agit de faire avancer les politiques communes par un acte politique majeur. Pendant la période 2007-2009, les politiques du marché intérieur, la Stratégie de Lisbonne ainsi que les perspectives financières doivent être révisées.

C’est l’adaptation de l’Europe à la mondialisation qui est en jeu, alors même que Philippe Herzog décrit l’état des politiques communes actuelles comme « bancal ». La France, qui a perdu tout leadership sur les questions du marché intérieur au profit de l’Allemagne et du Royaume-Uni, doit saisir l’occasion de sa Présidence pour retrouver son influence.

La dernière dimension consiste à transformer le rapport des citoyens et de l’administration française à l’Europe. Il est nécessaire de créer un espace public d’information et d’action pour que la société civile française puisse interagir directement avec l’Union européenne sans l’écran de l’État. La structure même de l’administration est à transformer pour retrouver une capacité d’élaboration stratégique et une influence française au sein des institutions communautaires.

Lire l’analyse dans son intégralité.