De Lisbonne 1 à Lisbonne 2 : Chronique du second référendum en Irlande
Dans une nouvelle analyse, le chercheur Laurent Puech, qui participe actuellement aux travaux du groupe de travail de l’Institute of International and European Affairs, dont le rapport devrait être soumis au gouvernement irlandais début octobre, analyse le processus qui a conduit du premier au second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne.
Dans une nouvelle analyse, le chercheur Laurent Puech, qui participe actuellement aux travaux du groupe de travail de l’Institute of International and European Affairs, dont le rapport devrait être soumis au gouvernement irlandais début octobre, analyse le processus qui a conduit du premier au second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne.
Plus d’un an après le «non» irlandais au traité de Lisbonne, le chercheur Laurent Puech revient sur le processus qui a conduit l’Irlande à organiser un second référendum, le 2 octobre 2009.
Pour lui, un second vote constituait l’option la plus simple pour poursuivre, malgré le rejet initial des Irlandais, la ratification du traité de Lisbonne. Mais pour que cette tentative se solde par un «oui», il est essentiel que les électeurs ne se prononcent pas sur le même texte qu’en juin 2008.
D’où l’ajout, à l’occasion du Conseil européen de juin 2009, d’un «protocole irlandais», c’est-à-dire d’un texte contenant un certain nombre de garanties sur les points qui avaient provoqué le rejet du traité. Pourtant, le Conseil européen n’est pas aller jusqu’à accorder à Dublin des clauses d’exemption. Il rappelle que cela avait été le cas pour le Danemark en 1992, lorsque le royaume avait rejeté une première fois le traité de Maastricht.
Pour le chercheur, le «oui» irlandais devrait pouvoir l’emporter début octobre. Il évoque notamment la volonté des Irlandais de ne pas connaître «un destin à l’islandaise». Non protégée par «le bouclier de la zone euro», Reykjavik a en effet été touchée de plein fouet par la crise économique.
Lire l’analyse en cliquant ici