Démission à l’UpM : clarifications, enseignements et propositions

Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Jean-Baptiste Buffet revient sur la démission du Jordanien Ahmad Massad’eh de son poste de secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, mercredi 26 janvier.

Chercheur associé à l’Institut Thomas More, Jean-Baptiste Buffet revient sur la démission du Jordanien Ahmad Massad’eh de son poste de secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, mercredi 26 janvier.

L’Union pour la Méditerranée (UpM) ne pouvait pas tomber plus bas. Ce mercredi 26 janvier, dans une déclaration soudaine mais peu étonnante, Ahmad Massad’eh, le Secrétaire Général de l’organisation basée à Barcelone, a en effet présenté sa démission de son poste dans un communiqué adressé aux 43 chancelleries qui composent l’organisation régionale. Nommé à cette position il y a tout juste un an (sans qu’il y ait d’ailleurs d’autres candidats officiels), il explique dans ce communiqué que « ses fonctions ne correspondent plus à ses souhaits » et que « les conditions dans lesquelles il a accepté ce poste ont changé ».

Depuis près de deux ans de recherche sur le sujet, l’Institut Thomas More n’a cessé de réaffirmer ses doutes et ses craintes, non sur dans l’idée et le concept même de l’UpM, mais sur sa mise en œuvre, la trop forte politisation et les dérives qui menaçaient son fonctionnement institutionnel. De nombreuses alertes avaient été données, déjà bien avant les déboires des sommets d’Istanbul en 2009, de Barcelone en 2010, et un certain nombre de propositions opérationnelles avaient été avancées, sans être toutefois prises en compte. Il convient aujourd’hui de renouveler nos constats et nos propositions.

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