Du bon usage de l’UE en Géorgie : "Partenariat oriental" et gestion des conflits

Dans une analyse, Dominique Fein, assistant de recherche à l’Institut français des relations internationales (Ifri), revient sur le rôle du projet lancé par la présidence tchèque moins d’un un après le conflit russo-Géorgien.

Dans une analyse, Dominique Fein, assistant de recherche à l’Institut français des relations internationales (Ifri), revient sur le rôle du projet lancé par la présidence tchèque moins d’un un après le conflit russo-Géorgien.

Un an après l’intervention de l’UE dans le Caucase, lors de la crise qui avait éclaté à l’été 2008 entre la Russie et la Géorgie, l’Europe a renforcé son engagement dans la région. «L’implication politique de Bruxelles a permis de réaliser des progrès substantiels après les hostilités d’août 2008», estime Dominique Fein.

Le chercheur souligne en outre la «présence discrète de l’UE» dans la région, évoquant notamment l’implication européenne lors des négociations de Genève, qu’elle copréside avec l’ONU et l’OSCE. 

Projet-phare de la présidence tchèque initié par la Suède et la Pologne, le partenariat oriental a été lancé en mai 2009 sous l’impulsion de Prague. Ce développement de la Politique européenne de voisinage, visant à organiser les relations avec les pays limitrophes, répond à une critique de négligence de l’UE envers l’Est, dans le contexte du lancement de l’Union pour la Méditerranée.

Mais ce tout jeune projet risque fort de rester une coquille vide si les États membres ne décident pas de participer activement à ce nouveau projet, souligne le chercheur.

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