L’Europe face à la criminalité numérique

Dans un article publié par la Fondation Robert Schuman, Laurence Ifrah, Criminologue spécialisée en criminalité numérique revient sur ces attaques d’un nouveau type, les menaces émergentes et les réseaux parralèles.

Dans un article publié par la Fondation Robert Schuman, Laurence Ifrah, Criminologue spécialisée en criminalité numérique revient sur ces attaques d’un nouveau type, les menaces émergentes et les réseaux parralèles.

La première cyber-guerre, menée contre l’Estonie en avril dernier, a fait prendre conscience à bon nombre de gouvernements et de grandes entreprises de l’importance de se prémunir contre les menaces numériques, explique Laurence Ifrah. L’utilisation massive d’Internet à l’échelle mondiale en fait une cible de premier choix pour les auteurs, individuels ou membres d’organisations criminelles, de ces attaques qui restent difficiles à identifier en raison même de leurs procédures d’action. Celles-ci sont très variées (spam, extorsion, espionnage industriel, etc.) et s’adaptent aux nouvelles fonctionnalités d’Internet (réseaux peer-to-peer, etc.). Si la sécurité absolue est impossible, il apparaît toutefois essentiel d’élever le niveau de protection au maximum et de sensibiliser les internautes à cette criminalité numérique.

L’Estonie, victime d’attaques massives sur ses systèmes d’information en avril et mai 2007, a involontairement créé un sentiment d’impuissance au sein de la Communauté européenne. Face à une réalité alarmante, les autorités des États membres mesurent la vulnérabilité de leurs structures technologiques. Largement sous estimée depuis des années, la sécurité informatique devient une priorité absolue devant les menaces existantes et émergentes, explique l’auteur.

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