L’Union européenne face à la guerre russo-géorgienne

Avec la crise du Caucase, l’UE doit non seulement envoyer un signal clair à la Russie et à la Géorgie, mais aussi renforcer sa présence dans la région.

Avec la crise du Caucase, l’UE doit non seulement envoyer un signal clair à la Russie et à la Géorgie, mais aussi renforcer sa présence dans la région.

La guerre russo-géorgienne dépasse le simple cadre régional du Caucase, déjà remodelé par ce conflit. Le recours à la force par un État, la Géorgie, qui se réclame des valeurs et du projet européen, pose à l’Union européenne une véritable question de principe. Pour elle, la réaction russe est aussi inacceptable et pose la question des relations de partenariat. L’Union européenne doit clairement rappeler à la Russie les règles du droit international. La réponse de l’Union européenne aux agissements de son grand voisin doit être ferme mais responsable et s’appuyer sur le droit. Elle doit lui laisser la possibilité de choisir de revenir à des pratiques acceptables.

L’Union européenne doit, par ailleurs, renforcer sa présence dans son voisinage immédiat, non pas par des promesses inconsidérées d’adhésion systématique, mais par des efforts humains et financiers supplémentaires, voire exceptionnels, en faveur de toutes les populations concernées et pour la reconstruction. Vis-à-vis de la Russie, elle ne doit avoir aucun sentiment de dépendance et user de sa force économique pour qu’elle adopte un comportement plus conforme aux pratiques internationales et aux exigences européennes.

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