La Libye et le provincialisme allemand

Dans une analyse publiée par Telos, le directeur du Ceri, Christian Lequesne explique les raisons de l’abstention de l’Allemagne lors du vote de la résolution 1973 sur la Libye, au Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans une analyse publiée par Telos, le directeur du Ceri, Christian Lequesne explique les raisons de l’abstention de l’Allemagne lors du vote de la résolution 1973 sur la Libye, au Conseil de sécurité de l’ONU.

L’abstention du gouvernement allemand lors du vote de la résolution 1973 sur la mise en place d’une zone exclusion aérienne en Libye a été une profonde déception pour tous ceux qui croient à la nécessité d’une politique étrangère de l’Union européenne.

C’est particulièrement vrai en France, où l’on a du mal à accepter que l’Allemagne exprime des positions nationales qui ne soient plus toujours conforme à l’intérêt européen du moment, c’est-à-dire qu’elle nous ressemble. Sans nul doute, l’Allemagne de 2011 n’est plus la République de Bonn d’avant 1989 qui acceptait toute avancée de la construction européenne comme une manière d’expier l’expérience national-socialiste.

Les nouvelles générations de politiciens allemands sont plus décomplexées face à ce lourd passé et se sentent dès lors moins prêtes à considérer que l’intérêt européen est forcément congruent avec l’intérêt allemand.