La politique européenne dans les présidentielles françaises [FR]
Joachim Schild et Julia Simon (Institut des sciences politiques de Trèves, Allemagne) se penchent sur les deux ultimes candidats aux élections présidentielles françaises, Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS) et examinent la place de la politique européenne dans leur campagne électorale.
Joachim Schild et Julia Simon (Institut des sciences politiques de Trèves, Allemagne) se penchent sur les deux ultimes candidats aux élections présidentielles françaises, Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS) et examinent la place de la politique européenne dans leur campagne électorale.
Selon cette étude, dans la dernière phase de la campagne présidentielle de N. Sarkozy et S. Royal, le thème de l’identité nationale a constitué un instrument de mobilisation populaire. Les politiques européennes, l’intégration européenne et le rôle de la france au sein de l’Union européenne n’ont pas été les priorités de cette campagne.
Le texte met l’accent sur les ressemblances qui existent entre le candidat conservateur et sa rivale socialiste dans des domaines tels que l’élargissement, l’intégration différenciée, la Banque centrale européenne, le protectionisme économique et l’harmonisation européenne. Sur des thèmes comme l’environnement, l’énergie et l’immigration, N. Sarkozy et S. Royal ont toutefois fait des recommandations très différentes à l’UE.
Selon le rapport, le principal champ de désaccord entre N. Sarkozy et S. Royal se situent sur la gestion de la crise institutionnelle de l’UE. Tous deux s’accordent à penser que le traité constituttionnel actuel est obsolète. Mais alors que N. Sarkozy recommande un « mini-traité », S. Royal se montre en faveur d’une ratification d’un nouveau traité par référendum.
L’article met en lumière le « fossé immense » entre les « désirs des Français » et la « réalité européenne », soutenant que les points essentiels du programme européen de la France manquent clairement de réalisme.
Ce commentaire s’applique particulièrement aux propositions de N. Sarkozy et S. Royal en matière d’élargissement ou d’harmonisation européenne (des taux de fiscalité des sociétés, des normes sociales et du salaire minimum). Le texte souligne que la « politique européenne dans une campagne électorale ressemble plus à de la politique intérieure ». Selon l’étude, ce fossé aggrave l’euroscepticisme français et met en lumière le principal problème de la politique européenne de la france pour les années à venir.
Selon les conclusions de cet article, réconcilier le peuple français et l’Europe tout en assurant le rôle de la France comme une force dirigeante européenne s’avèrera donc difficile et aucun candidat n’a jusqu’à présent proposé de solution à la crise.