Timothy Hatton : L’immigration choisie est-elle une bonne solution?
Dans un article publié sur Télos, Timothy Hatton, professeur d’économie à l’Université d’Essex (Royaume-Uni), s’interroge pour Télos UE, sur la validité de l’immigration choisie en analysant le facteur éducation au regard de tous les autres facteurs pouvant inciter à immigrer, à savoir les incitations économiques, la pauvreté, les liens culturels et historiques.
Dans un article publié sur Télos, Timothy Hatton, professeur d’économie à l’Université d’Essex (Royaume-Uni), s’interroge pour Télos UE, sur la validité de l’immigration choisie en analysant le facteur éducation au regard de tous les autres facteurs pouvant inciter à immigrer, à savoir les incitations économiques, la pauvreté, les liens culturels et historiques.
On considère généralement que l’Europe admet trop de migrants peu qualifiés et trop peu de migrants très qualifiés. La Grande-Bretagne et la France ont mis en place des dispositifs de sélection des immigrés qualifiés et la Commission européenne a suivi en dévoilant son projet de Blue Card, inspirée de la Green Card américaine. Cette démarche est-elle la bonne ?
Au sein des pays de l’OCDE, le pourcentage d’immigrés passés par l’enseignement supérieur était en 2001 de près de 40 % en Australie et au Canada alors qu’il stagne à 20% ou moins dans les pays d’Europe continentale. La différence est très nette aussi entre les 38% du Canada, qui a un système de points, et le modeste 25% de son voisin les États-Unis, qui n’en a pas.
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