Une réforme de la PAC avec le soutien de la France ?
L’avenir de la politique agricole commune (PAC) fait aujourd’hui débat en Europe. Certains États membres demandent sa réforme lors des révisions des perspectives financières à mi parcours, en 2009. Contrairement à Nicolas Sarkozy, l’ancien président français, Jacques Chirac, s’était toujours opposé à réformer la PAC avant 2013. Pierre Tardieu, membre de la section du Collège de l’Europe, analyse, pour les Euros du Village, les différentes options à venir.
L’avenir de la politique agricole commune (PAC) fait aujourd’hui débat en Europe. Certains États membres demandent sa réforme lors des révisions des perspectives financières à mi parcours, en 2009. Contrairement à Nicolas Sarkozy, l’ancien président français, Jacques Chirac, s’était toujours opposé à réformer la PAC avant 2013. Pierre Tardieu, membre de la section du Collège de l’Europe, analyse, pour les Euros du Village, les différentes options à venir.
En bref :
L’agriculture française est la première d’Europe et à ce titre la première bénéficiaire de la PAC.
Sous la présidence de Jacques Chirac, la France avait obtenu l’assurance que le montant absolu des ressources de la PAC serait gelé jusqu’en 2013, ce qui satisfaisait les agriculteurs. Ces derniers craignaient de voir la PAC réduite au profit de nouveaux projets, comme la haute-technologie, souhait du Royaume-Uni.
Aujourd’hui, la situation a changé. Nicolas Sarkozy, semble plus enclin que son prédécesseur à négocier une modification de la PAC. Le 11 septembre dernier, lors de son passage au salon de l’agriculture, il a déclaré : « la PAC telle qu’elle existe aujourd’hui ne peut pas répondre aux défis de l’après 2013 ».
Mis à part la nécessité de réformer le budget de l’UE, l’évolution de la situation internationale (stagnation des négociations à l’OMC, tension sur les marchés et libéralisation du commerce) peut expliquer cette nouvelle position.
Depuis 1985, l’importance de la PAC dans le budget européen a fortement baissé, passant de 70% à 32% aujourd’hui. La Commission européenne cherche à privilégier le financement de l’agenda de Lisbonne, la gestion de la mondialisation, l’immigration et le réchauffement climatique.
Les pays d’Europe de l’Est, qui ne bénéficient pas encore entièrement des avantages de la PAC, pèseront également beaucoup dans les négociations futures. Il y a fort à parier que ces derniers feront « tout leur possible pour bénéficier d’une politique européenne qui fut historiquement la plus généreuse », conclut Pierre Tardieu.
Lire l’analyse dans son intégralité.