Une seule voix, un seul siège? A l’aune du traité de Lisbonne, comment repenser la place de l’UE dans les négociations internationales?
Après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et l’échec de l’UE à peser sur les négociations internationales à Copenhague, Piotr Maciej Kaczy?ski, chercheur au Centre for European Policy Studies s’attache à examiner les possibilités d’évolution de la représentation de l’UE sur la scène internationale. Il se concentre principalement sur le cas de la négociation climatique.
Après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et l’échec de l’UE à peser sur les négociations internationales à Copenhague, Piotr Maciej Kaczy?ski, chercheur au Centre for European Policy Studies s’attache à examiner les possibilités d’évolution de la représentation de l’UE sur la scène internationale. Il se concentre principalement sur le cas de la négociation climatique.
Le Traité de Lisbonne donne la possibilité à l’UE de simplifier sa façon de négocier les traités climatiques internationaux. Un personnage unique, autre que la présidence tournante du Conseil, devrait diriger le processus. L’auteur envisage deux évolutions.
La première est minimaliste. La représentation continuerait à être duale avec d’un côté les États membres et de l’autre l’UE lors des sommets internationaux. Néanmoins, il propose que la négociation soit menée par le président de la Commission et le président du Conseil européen afin de gagner en efficacité.
La deuxième option est plus ambitieuse. Elle vise à calquer la représentation climatique de l’UE sur celle de l’OMC. Le commissaire au climat serait chargé des négociations sur mandat du Conseil et du Parlement et le président de la Commission serait chargé de la représentation. Afin de garantir un poids aux États membres et aux députés, ceux-ci pourraient rejeter l’accord négocié à la majorité qualifiée.
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