15 États membres prônent une décarbonation plus rapide du chauffage et du refroidissement

15 États membres de l’UE ont publié mercredi (15 mai) un document de travail dans lequel ils exhortent la Commission à donner la priorité à la décarbonation des systèmes de chauffage et de refroidissement.

Euractiv.com
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Les 15 pays demandent notamment à l’exécutif de l’UE de publier son plan d’action pour les pompes à chaleur, attendu de longue date, et la révision de la stratégie de l’UE en matière de chauffage et de refroidissement de 2016 pour l’aligner sur les objectifs climatiques de 2040. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/industrial-air-conditioner-condensers-outside-unit-693734170" target="_blank" rel="noopener">Wang An Qi/shutterstock.com</a>]

15 États membres de l’UE ont publié mercredi (15 mai) un document de travail dans lequel ils exhortent la Commission à donner la priorité à la décarbonation des systèmes de chauffage et de refroidissement. 

Les 15 pays demandent notamment à l’exécutif européen de publier son plan d’action pour les pompes à chaleur, attendu de longue date, et la révision de la stratégie en matière de chauffage et de refroidissement de 2016 pour l’aligner sur les objectifs climatiques de 2040.

« L’UE doit élaborer un plan concret pour accroître rapidement l’utilisation des différentes technologies d’énergie renouvelable qui pourraient permettre d’atteindre cet objectif [réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre de l’UE de 90 % d’ici 2040 par rapport à 1990] », peut-on lire dans le document envoyé à la Commission.

C’est notamment le cas des « centrales solaires de chauffage urbain, des pompes à chaleur (y compris les pompes à chaleur utilisant l’énergie ambiante provenant des eaux usées et d’autres sources) et surtout des pompes à chaleur industrielles à grande échelle qui doivent être intégrées dans les systèmes de chauffage urbain avec les systèmes de stockage d’énergie ».

Cette stratégie permettrait, selon les signataires, d’accélérer la décarbonisation de l’Europe mais aussi de contribuer à sa sécurité énergétique.

L’eurodéputé socialiste danois Niels Fuglsang a réagi en expliquant que le chauffage et la climatisation consomment énormément de combustibles fossiles, insistant sur le fait que « l’UE a envoyé environ 8 milliards d’euros à la Russie pour le GNL l’année dernière » et qu’il était « temps de se libérer de cette dépendance ».

En effet, le chauffage et le refroidissement est l’un des principaux secteur consommateur d’énergie en Europe.

Selon le Centre commun de recherche (CCR), le remplacement de 30 millions de chaudières individuelles à combustible fossile dans les habitations résidentielles par des pompes à chaleur réduirait la consommation de gaz et de pétrole de l’UE de 36 %.

Aurélie Beauvais, directrice générale d’Euroheat & Power a résumé dans un communiqué de presse que « accélérer la mise en place de solutions efficaces de chauffage propre, telles que le chauffage et le refroidissement urbains, est la meilleure stratégie industrielle pour conserver notre leadership dans ces technologies à haute valeur ajoutée, tout en renforçant la sécurité de l’approvisionnement de l’UE ».

Interrogée sur le calendrier de son plan d’action, la Commission européenne a répondu à Euractiv qu’ «à ce stade, le calendrier exact du plan n’a pas encore été arrêté ».

En attendant, l’UE a actualisé son cadre règlementaire pour les solutions de chauffage propre, avec l’adoption de directives sur la performance énergétique des bâtiments, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]