2024, année de « confirmation » des idées du RN, selon Marine Le Pen
2024 sera l'année de « la confirmation de la pertinence de nos idées », a déclaré dimanche (31 décembre) dans ses vœux aux Français Marine Le Pen, appelant à se rassembler aux élections européennes de juin derrière le président et tête de liste du Rassemblement national Jordan Bardella.
2024 sera l’année de « la confirmation de la pertinence de nos idées », a déclaré dimanche (31 décembre) dans ses vœux aux Français Marine Le Pen, appelant à se rassembler aux élections européennes de juin derrière le président et tête de liste du Rassemblement national Jordan Bardella.
« Comme nous avons mis [en 2022] Emmanuel Macron en minorité à l’Assemblée, il nous revient désormais de rendre sa famille politique minoritaire au Parlement européen », a lancé dans une vidéo postée sur X, la triple candidate malheureuse à la présidentielle.
La cheffe de file des députés RN a de nouveau attaqué « l’hypocrisie » de l’Union européenne sur des sujets comme l’immigration, le pouvoir d’achat, « la défense de l’industrie et de l’agriculture » française ou la « souveraineté technologique ».
Elle a qualifié l’année 2023 de « particulièrement éprouvante » pour la France, citant les 40 Français tués en Israël lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre et les otages encore aux mains du mouvement palestinien, mais aussi « l’inflation ravageuse, les émeutes, les meurtres gratuits, l’école et l’hôpital dans un état déplorable » ainsi que la crise du logement.
Marine Le Pen se veut, toutefois, « le cœur empli d’optimisme ».
En effet, elle a déclaré que dans le débat public, « jamais nos idées n’ont été autant validées par nos adversaires » après l’adoption de la loi immigration votée notamment par les députés du Rassemblement national.
Elle avait déjà évoqué « une victoire idéologique » alors que ce texte, sur lequel doit encore statuer le Conseil constitutionnel, inscrit une forme de « préférence nationale » dans le droit français, l’une des revendications les plus symboliques du parti d’extrême droite.
Marine Le Pen, qui n’a pas renoncé à ses ambitions présidentielles pour 2027, affirme que le RN, fort de 88 députés et trois sénateurs, incarne désormais une force de gouvernement « qui demain saura conduire la France sur de nouveaux chemins de confiance et d’unité ».
Le président de RN Jordan Bardella a de son côté souhaité sur X aux Français « un nouveau départ et un nouvel espoir » en 2024, dénonçant un « pouvoir vacant et sans voix », responsable d’une « folie immigrationniste ».
Il affirme que le RN « s’est imposé […] comme le parti politique préféré des Français ». Mais « ne vous laissez pas endormir par ces sondages plutôt flatteurs. Seul compte le vote le 9 juin [jour des élections européennes, NDLR] et votre mobilisation est essentielle ».
Flatteurs, les sondages le sont en effet pour le RN, et notamment pour Jordan Bardella, qui, d’après le baromètre annuel IFOP/Journal du dimanche publié le 30 décembre est la 30e personnalité préférée des Français et 1ère personnalité politique du classement.
Euractiv montrait fin novembre 2023, que d’après un sondage Europe Elects, le parti d’extrême droite européen Identité & Démocratie (ID) pourrait remporter 87 sièges sur 705 cette année, contre 60 obtenus en 2019, et que le parti de droite souverainiste des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) pourrait devenir la 4e force au Parlement européen, avec 82 sièges, contre 67 actuellement.