À l'Élysée, Emmanuel Macron reçoit des citoyens pour ouvrir le débat sur la fin de vie

Emmanuel Macron va recevoir lundi 3 avril à l’Elysée les membres de la convention citoyenne sur la fin de vie qui vont présenter leurs conclusions après 6 mois de travaux.

Euractiv France
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En France, la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorise une « sédation prolongée et continue » , pour les patients dont le pronostic vital est engagé à court terme. [megaflopp/Shutterstock]

Emmanuel Macron va recevoir lundi (3 avril) à l’Elysée les membres de la convention citoyenne sur la fin de vie qui vont présenter leurs conclusions après six mois de travaux. 

En septembre 2022, le chef de l’Etat décide de créer une convention citoyenne, composée de 184 membres tirés au hasard, pour répondre à la question : « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? ».

Les 184 membres travaillent depuis octobre sur le sujet et ont auditionné de nombreux experts sur le sujet comme des médecins, des philosophes, des soignants ou encore des représentants de culte. Les débats ont pris fin dimanche (2 avril) et un rapport a été publié. 

Deux participants de la convention rencontreront le président lundi matin pour présenter leurs conclusions. 

Les citoyens ont répondu à 97 % que le « cadre d’accompagnement » actuel devrait « évoluer » en France. La première raison est « l’inégalité d’accès à l’accompagnement de la fin de vie », et la deuxième « l’absence de réponses satisfaisantes dans le cadre actuel pour certaines situations de fin de vie ».

En France, la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorise une « sédation prolongée et continue » , pour les patients dont le pronostic vital est engagé à court terme. Mais elle n’autorise pas une aide active à mourir comme l’euthanasie ou le suicide assisté comme cela peut être le cas en Belgique ou en Suisse. 

76 % des membres de la convention sont favorables à l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie « selon certaines conditions et au terme d’un parcours balisé ».

L’aide active à mourir doit être une possibilité réservée aux malades incurables et souffrants de douleurs réfractaires, peut-on lire dans le rapport. 

« Il est temps que la parole citoyenne soit pleinement entendue et prise en compte », ont conclu les 184 membres.