Après la levée de son immunité, l'eurodéputé grec Ioannis Lagos est arrêté à Bruxelles

À la suite de la levée de l'immunité de l'ancien cadre de l'Aube dorée et eurodéputé grec Ioannis Lagos par le Parlement européen, celui-ci a été arrêté à Bruxelles mardi (27 avril). Décryptage.

EURACTIV.com
Le Parlement européen vote en faveur de la levée de l’immunité d’un législateur européen grec, condamné en Grèce en octobre pour avoir été à la tête du parti néonazi Aube dorée, considéré comme une « organisation criminelle ».

À la suite de la levée de l’immunité de l’ancien cadre de l’Aube dorée et eurodéputé grec Ioannis Lagos par le Parlement européen, celui-ci a été arrêté à Bruxelles mardi (27 avril).

Mardi (27 avril), avec 658 votes pour et 25 contre, les députés européens ont voté à la majorité écrasante pour lever l’immunité diplomatique de Ioannis Lagos.

Le 7 octobre 2020, M. Lagos a été condamné à 13 ans de prison pour direction d’une organisation criminelle, l’Aube dorée, un parti d’extrême droite grec lié à plusieurs actes de violence politique.

Tirant profit de son immunité en tant qu’eurodéputé, le représentant grec avait quitté le pays pour rejoindre Bruxelles le jour de son verdict afin d’échapper à son arrestation.

Visé par un mandat d’arrêt international, M. Lagos a été arrêté à Bruxelles mardi (27 avril) après avoir été aperçu la veille dans le centre de dépistage Covid-19 du Parlement européen.

Il aurait déclaré avoir besoin du vaccin pour se rendre en Norvège mercredi (28 avril), mais a pourtant réfuté dans un tweet sa volonté de voyager dans le pays scandinave. Le mystère reste entier.

L’un des collègues du député, Christos Pappas, avait également été condamné en Grèce. Cependant, il a évité l’arrestation en fuyant à l’étranger.

Selon certaines sources citant le ministère serbe des Affaires étrangères, M. Pappas se trouverait actuellement dans un endroit reculé entre le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine.

« S’ils ne l’ont pas arrêté dans un monastère immonde en Grèce d’ici quelques semaines, c’est qu’il est probablement avec des Serbes d’ultra-droite », a indiqué un fonctionnaire des services de renseignement d’Europe centrale lors d’un entretien avec Vice.com.