Attaque du Hamas contre Israël : Emmanuel Macron appelle à une « réponse forte et juste »

Dans une allocation jeudi, Emmanuel Macron s’est présenté en garant de « l’unité » de la Nation suite à l’attaque du Hamas en Israël, affirmant que « ceux qui confondent la cause palestinienne et la justification du terrorisme commettent une faute morale, politique et stratégique ».

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French-German joint cabinet meeting in Hamburg
Le président a confirmé que la France travaillait de pair avec d’autres nations du Proche-Orient, les États-Unis et d’autres pays européens pour coordonner l’aide humanitaire, assurer les rapatriements et éviter un « engrenage tragique pour la région ». [Filip Singer/EPA-EFE]

Dans une allocation jeudi (12 octobre), Emmanuel Macron s’est présenté en garant de « l’unité » de la Nation suite à l’attaque du Hamas en Israël, affirmant que « ceux qui confondent la cause palestinienne et la justification du terrorisme commettent une faute morale, politique et stratégique ».

Cinq jours après la première attaque du Hamas sur le sol israélien, qualifiée de « haine meurtrière aveugle, [de] déchaînement de cruauté absolue », le président de la République a tenu à réaffirmer le plein soutien de la France à Israël, estimant que face au « terrorisme », il ne peut y avoir de relativisme ou de « oui mais ».

« Nous, Français, […] savons dans notre chair ce qu’est cette douleur » du terrorisme, alors que l’Hexagone avait été frappé d’une vague d’attaques terroristes entre 2015 et 2016.

« Nous avons assuré Israël et son peuple de notre solidarité sans faille et de notre soutien dans sa réponse légitime aux actes terroristes » afin d’éliminer le Hamas, a souligné M. Macron.

Le chef d’État prône, dès lors, une « réponse forte et juste ».

« Le Hamas cherche avant tout la destruction et la mort du peuple d’Israël et agissant comme il le fait, il sait par ailleurs à quoi il expose de manière criminelle et cynique la population de Gaza », a-t-il ajouté.

Néanmoins, toute réponse doit impérativement épargner les populations civiles – alors que Gaza se retrouve depuis samedi (7 octobre) sous les bombes des Forces de défense israéliennes. Mardi (10 octobre), le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, avait accusé le gouvernement israélien de violer le droit international en imposant un blocus total de Gaza.

Emmanuel Macron a par ailleurs confirmé la mort de 13 ressortissants français et 17 portés disparus, « sans doute pour certains d’entre eux, retenus en otage ».

Il a confirmé que la France travaillait de pair avec d’autres nations du Proche-Orient, les États-Unis et d’autres pays européens pour coordonner l’aide humanitaire, assurer les rapatriements et éviter un « engrenage tragique pour la région ».

En outre, il a répété la volonté de la France de trouver une solution de « paix » entre Israël et Palestine : il faut « des garanties indispensables pour la sécurité d’Israël et un État pour les Palestiniens. C’est la ligne que la France défend avec constance, qu’elle continue à défendre sans varier et qu’elle continuera de porter ».

Non aux « aventures idéologiques par imitation »

Au niveau national, le président a exhorté les Français à éviter toute importation du conflit : « Ne menons pas chez nous des aventures idéologiques par imitation, par projection. N’ajoutons pas, par illusion ou par calcul, des fractures nationales aux fractures internationales ».

S’il n’a nommé aucun responsable politique français, il a condamné tout amalgame entre soutien à la cause palestinienne et « justification du terrorisme ». Un tacle avant tout adressé à Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise (LFI), accusé de vouloir relativiser l’attaque du Hamas contre Israël.

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait demandé l’interdiction de toutes les « manifestations pro-palestiniennes », alors que « plus d’une centaine d’actes antisémites » ont été recensés en France depuis le 7 octobre.

« La République sera là pour protéger [les Français de confession juive] et elle sera impitoyable avec tous les porteurs de haine » a martelé le président, qui appelle le pays à « faire bloc ».

Des mesures de protection pour les écoles et lieux de culte seront accrues dès samedi (14 octobre).

Les procureurs ont été chargés de faire preuve de « sévérité » face aux actes antisémites, tandis qu’une « vigilance absolue » sera de mise sur les réseaux sociaux.