Autriche : face au déchirement de la gauche, l’extrême droite se dit prête à assumer le poste de chancelier
Le chef du parti d’extrême droite FPÖ, Herbert Kickl, a annoncé lundi qu’il serait un chancelier « du peuple » et que les institutions seraient incapables de l’en empêcher. En face, les candidats à la direction du parti de centre gauche autrichien se déchirent en interne.
Le chef du parti d’extrême droite FPÖ, Herbert Kickl, a annoncé lundi (1er mai) qu’il serait un chancelier « du peuple » et que les institutions seraient incapables de l’en empêcher. En face, les candidats à la direction du parti de centre gauche autrichien se déchirent en interne.
Le SPÖ, parti social-démocrate, est actuellement au cœur d’une querelle entourant sa direction, qui a vu ses trois candidats se disputer pour obtenir des soutiens. « L’objectif doit viser un retour […] à un gouvernement fédéral dirigé par des sociaux-démocrates », a déclaré la présidente du parti, Pamela Rendi-Wagner.
Mme Rendi-Wagner devait initialement diriger le parti pour les élections de l’automne 2024. Son leadership a ensuite été contesté par Hans Peter Doksozil, un irréductible en matière d’immigration. Andreas Babler, maire d’extrême gauche populaire auprès de la base du parti, est devenu candidat.
Alors que M. Babler a souligné qu’un « retour de la social-démocratie était nécessaire », M. Doksozil a déclaré qu’il fallait « prendre des risques dans la vie ».
Le FPÖ, parti d’extrême droite, a quant à lui présenté un front beaucoup plus uni.
S’adressant à 5 000 partisans qui scandaient son nom, le chef du parti, M. Kickl, a déclaré qu’il allait devenir un « chancelier du peuple », un titre qui, selon les historiens, était autrefois réservé à Adolf Hitler.
« Il y a quelque chose de grand dans l’air », a indiqué M. Kickl, avant d’ajouter qu’il « est temps de se tourner totalement vers le peuple et de se détourner des élites ».
Il a ajouté qu’aucun autre parti ni le président Alexander Van der Bellen ne seraient en mesure d’empêcher son parti de diriger le gouvernement.
Le FPÖ est actuellement crédité d’environ 30 % des voix dans les sondages, tandis que le SPÖ est tombé en dessous de la barre des 25 %, mettant sa deuxième place en péril alors que l’ÖVP de centre droit a commencé à gagner du terrain.