Bruxelles rejette la pression de l'extrême droite allemande en faveur d'un retour au gaz russe

« Il n'est pas possible de faire marche arrière », déclare un responsable de l'exécutif européen

EURACTIV.com
Les dirigeants européens célèbrent l'inauguration du gazoduc Nord Stream 1 en 2011. [Sean Gallup/Getty Images]

La Commission européenne a déclaré, en réponse aux propos de la dirigeante d’extrême droite allemande Alice Weidel, que la reprise des importations de gaz russe serait impossible en vertu de la législation européenne actuelle, ce qui signifie que le dernier gazoduc devra être fermé à l’automne prochain.

La présidente du parti Alternative für Deutschland (AfD), forte d’une avance confortable dans les sondages, a déclaré mardi à Reuters que « l’énergie bon marché en provenance de Russie est le secret du succès du “Made in Germany” ».

« Nous en avons à nouveau besoin », a affirmé Weidel.

Mais la législation européenne prévoyant un abandon progressif du gaz russe est entrée en vigueur en mars. « Cette loi est en vigueur, il n’est donc pas possible de faire marche arrière », a déclaré mardi à Bruxelles un porte-parole de la Commission aux journalistes.

Alors que le gazoduc Nord Stream 1, reliant les gisements de gaz contrôlés par le Kremlin à l’Allemagne, a été détruit par des assaillants non identifiés, la moitié du gazoduc Nord Stream 2, qui n’a pas encore été mis en service, reste opérationnelle.

« Ce mois-ci, une autre mesure importante est entrée en vigueur : l’interdiction du gaz acheminé par gazoduc dans le cadre de contrats à court terme », a poursuivi le porte-parole. « Nous avons également clairement fait savoir, sur le plan politique, que nous ne reviendrons pas à l’énergie russe.»

Bruxelles n’a pas encore proposé d’interdiction du pétrole russe, ayant manqué les échéances qu’elle s’était elle-même fixées, tant en 2025 qu’au début de 2026. « Nous espérons pouvoir la présenter en temps voulu », a indiqué le porte-parole.

(rh)