Captage et stockage de CO2 : la Commission lance un second appel d'offres

Les Etats membres ont jusqu'à juillet 2013 pour présenter des projets. Le premier appel d'offres avait été un échec.

EURACTIV.fr

Les Etats membres ont jusqu’à juillet 2013 pour présenter des projets. Le premier appel d’offres avait été un échec.

Afin d’avoir une « gamme complète de projets peu carbonés d’ici 2018 », la Commission européenne réitère son appel d’offres pour les projets de captage et de stockage de dioxyde de carbone (CSC) et d’énergies renouvelables.

Les Etats ont trois mois pour répondre au 2e appel d’offres lancé, mercredi 3 avril, dans le cadre du programme NER300, dédié à l’innovation des technologies faiblement émettrice de CO2. Les conditions pour obtenir le financement, géré par la Banque européenne d’Investissement (BEI), restent inchangées.

Bruxelles dispose encore de 100 000 bons d’émissions de CO2 issus du système européen d’échanges de quotas, qui, lorsqu’ils seront vendus, mettront de l’argent frais à disposition des industries pour des systèmes énergétiques moins consommateurs en carbone.

Le premier appel a permis de financer 23 projets d’énergies renouvelables. L’UE disposait de 1,2 milliard d’euros grâce à la vente de 200 millions de titres d’émission de C02.

Captage et stockage de CO2

En revanche, aucun projet de captage et de stockage de C02, qui permet de capturer du carbone et de l’enfouir sous le sol, n’a vu le jour. L’incapacité des porteurs de projet à trouver un cofinancement, notamment des Etats, explique en partie cet échec. 

A Florange, le projet Ulcos s’éloigne

Cette fois-ci, la Commission espère un succès. Les Etats ont eu plus de temps pour peaufiner leurs projets et trouver de nouveaux partenaires, justifie-t-on à Bruxelles. 

Cependant, certaines capitales estimaient encore en janvier 2013 que les projets CSC étaient « irréalistes ».

L’UE planche sur de nouveaux objectifs de captage et de stockage de carbone

La capacité de financement de l’UE étant limitée à 50% par projet, les Etats comme les industries rechignent à s’engager. D’autant plus que le cours de la tonne de carbone, qui stagne aujourd’hui autour de 5 euros, n’est pas à la hauteur des coûts que peuvent représenter ces plans ambitieux.