Constitution : Tony Blair prêt à annuler le référendum britannique [FR]

Le premier ministre britannique s'est jusqu'ici gardé d'envisager ouvertement l'annulation du référendum prévu pour l'année prochaine au Royaume-Uni. Il s'attache pour l'heure à défendre la pertinence du modèle d'une Europe libérale, vis-à-vis duquel les électeurs français ont nettement pris leurs distances.  

Le premier ministre britannique s’est jusqu’ici gardé d’envisager ouvertement l’annulation du référendum prévu pour l’année prochaine au Royaume-Uni. Il s’attache pour l’heure à défendre la pertinence du modèle d’une Europe libérale, vis-à-vis duquel les électeurs français ont nettement pris leurs distances.  

Londres bruit de rumeurs faisant état d’une probable annulation du référendum britannique sur la Constitution européenne : alors que plusieurs sources au sein du Foreign Office et de Downing street estimaient officieusement que la victoire du « non » aux Pays-Bas sonnerait le glas du processus de ratification, le premier ministre Tony Blair s’est voulu prudent : « S’il y a bien un traité constitutionnel sur lequel voter, nous aurons un vote préalablement à son éventuelle ratification », a déclaré le premier ministre britannique, soucieux de ne pas prendre de position tranchée avant le scrutin néerlandais.

M. Blair s’est par ailleurs efforcé de combattre l’idée selon laquelle le « non » français devrait être interprété comme un rejet du modèle libéral et de l’UE à 25 née du dernier élargissement : pour lui, « ce qui s’exprime vraiment […], c’est cette angoisse profonde que les Européens éprouvent au sujet de la capacité de l’UE à faire face aux défis du monde moderne. »

Le Royaume-Uni doit assumer la présidence de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2004.