Décès d'une policière après une nouvelle attaque en région parisienne

Une jeune stagiaire de la police est décédée jeudi matin après une attaque à Montrouge.

EURACTIV.fr avec Reuters
La mairie de Montrouge en banlieue parisienne
La mairie de Montrouge en banlieue parisienne

Une jeune stagiaire de la police est décédée jeudi matin après une attaque à Montrouge.

Un jeune policière est décédée après avoir été la cible d’un tireur jeudi matin à Montrouge, au sud de Paris, a-t-on appris de sources policières au lendemain de la fusillade qui a décimé la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, au coeur de la capitale.

Selon ces sources, un homme a ouvert le feu vers 8h15 avec une arme automatique sur la jeune femme, membre de la police municipale, et sur un agent de la voirie, avant de prendre la fuite en direction de Paris dans une voiture de type Clio.

La policière était encore stagiaire. L’agent de la voirie est de son côté dans un état grave.

Le maire de Montrouge a précisé sur Europe 1 que la policière et l’agent technique intervenaient avec des collègues sur un accident de la route, quand ils ont été attaqués, sur l’avenue Pierre Brossollette, qui relie cette commune à Paris.

« Un véhicule s’est arrêté, on a tiré sur les policiers municipaux », a raconté Jean-Loup Metton. « Un personnel de voirie (…) a sauté sur le ou les agresseurs. »

Les témoignages restent pour le moment contradictoires. Certains font état de deux agresseurs, dont l’un aurait pris la fuite par le métro.

Des sources policières font état d’un homme revêtu d’un gilet pare-balles et armé d’un pistolet et d’une arme automatique de type fusil d’assaut.

Un policier contacté sur place par Reuters a pour sa part décrit « un individu de type africain »qui n’aurait « rien à voir » avec les principaux suspects recherchés pour l’attentat de Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts et 11 blessés.

L’auteur présumé, porteur d’un gilet pare-balles, d’une arme de poing et d’un fusil mitrailleur, est toujours en fuite, a ajouté le ministre alors qu’un homme de 52 ans a été interpellé peu de temps après la fusillade. « Il n’y a pas à ce stade »de lien établi avec l’attentat de Charlie Hebdo » dans lequel douze personnes sont mortes, ont déclaré de leur côté des sources proches du dossier.