Défense : les offres pour les prêts SAFE atteignent près de 190 milliards d’euros
La Commission a déclaré vendredi 12 décembre que les offres des 19 pays intéressés par les prêts de défense SAFE dépassaient l’enveloppe totale de 150 milliards d’euros d’environ 40 milliards d’euros.
En septembre, la Commission a alloué 150 milliards d’euros de prêts provisoires à 19 pays de l’UE. Les montants ont été calculés sur la base de la moyenne des offres minimales et maximales soumises par les capitales à Bruxelles, les fonds restants étant utilisés pour atteindre le total initialement prévu de 150 milliards d’euros.
Les prêts sont encore susceptibles de changer, mais les pays de l’UE ont soumis leurs plans sur la base des allocations provisoires.
Euractiv rapportait en août que les offres des capitales étaient « bien supérieures » à l’enveloppe totale des prêts. « Nous parlons d’environ 25 % de sursouscription », a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission.
Ces commentaires font suite aux remarques de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a déclaré que le programme était sursouscrit et que certains pays réclamaient un programme de prêts supplémentaire.
La Commission craignait initialement que tous les fonds alloués au programme SAFE (Security Action for Europe) ne soient pas utilisés. Si la totalité du montant n’avait pas été demandée, l’idée était de relancer les candidatures l’année prochaine afin de répartir les fonds restants entre de nouveaux projets de défense.
L’exécutif européen examine actuellement les plans soumis par les 19 capitales à la fin du mois de novembre, qui détaillent la manière dont elles entendent utiliser leurs allocations provisoires. À ce jour, 65 % du budget total alloué serait consacré à des projets d’achats conjoints, a déclaré jeudi le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius.
Bien que le programme autorise les projets d’achat nationaux, l’objectif principal du programme SAFE est d’augmenter les stocks de défense de l’Europe grâce à des achats conjoints. Une source proche du dossier a laissé entendre qu’une partie des prêts provisoires pourrait être redistribuée si les pays révisaient leurs plans après l’examen de la Commission.
Il n’est toutefois pas clair si — et dans quelle mesure — l’exécutif européen peut rejeter une partie du plan de dépenses d’un pays.
La Commission n’a pas encore terminé l’évaluation des 19 demandes, car les discussions se poursuivent sur la possibilité de lancer un instrument SAFE de suivi. Un diplomate européen a laissé entendre qu’un nouvel instrument était peu probable dans un avenir proche.
La Grèce a déjà demandé une révision de son plan visant à augmenter considérablement son allocation, une mesure que Bruxelles a rejetée.