Des étudiants simulent un Conseil européen fictif
Début 2010, une soixantaine d’étudiants, encadrés par trois associations, ont simulé des négociations diplomatiques européenne en vue d’arriver à un accord sur le dossier énergétique.
Début 2010, une soixantaine d’étudiants, encadrés par trois associations, ont simulé des négociations diplomatiques européenne en vue d’arriver à un accord sur le dossier énergétique.
Une soixantaine d’étudiants sont réunis dans une salle. South Stream, North Stream et Nabucco sont sur toutes les lèvres. Nous sommes début mars, à une simulation de Conseil européen organisé par trois associations, Franchement Europe, l’Association du master des affaires européennes de Sciences-po et Nouvelle-Europe. En tout, les étudiants se sont réunis à cinq reprises, et ont simulé toutes les phases d’une négociation diplomatique : cocktail diplomatique, Coreper, réunions bilatérales, alliances entre États, élection d’un président du Conseil européen, discussion autour des projets énergétiques de l’UE.
Pour se préparer, les étudiants, répartis en 27 délégations nationales, une délégation de lobbies et un groupe de journalistes avaient rencontré des représentants des «vraies» ambassades et des entreprises GDF-Suez, Total et Gazprom.
«Le jeu a d’abord été un prétexte pour casser les barrières entre universités et grandes écoles», explique Philippe Perchoc, président de Nouvelle Europe, qui est l’un des initiateurs du projet. Il enseigne à la fois à l’université Paris-3 et à Sciences-Po Paris. Il explique que cet exercice se situe à mi-chemin entre un stage et une formation pédagogique. « On y apprend des choses que l’on n’apprend pas en cours, poursuit-il. D’une part, vous négociez toujours avec des gens que vous connaissez déjà. D’autre part, la fatigue compte pour beaucoup dans la négociation.»
Arte a réalisé un documentaire à partir de la dernière journée de négociations. « La vie à 27 » retrace l’histoire de ce Conseil européen fictif, durant lequel l’UE a finalement décidé de financer le gazoduc Nabucco.