Douche froide pour Berlusconi

Les résultats du réferendum italien consacrent à plus de 90% la défaite du président du conseil italien, personnellement engagé dans ce scrutin.

EURACTIV.fr
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Les résultats du réferendum italien consacrent à plus de 90% la défaite du président du conseil italien, personnellement engagé dans ce scrutin.

Un raz-de-marée. Les résultats du référendum organisé dimanche 12 et lundi 13 juin en Italie sont sans appel. Les réponses aux quatre questions posées ont toutes remporté plus de 90% des voix à la défaveur du président du Conseil, Silvio Berlusconi.

Sans compter le taux de participation de 57%, un record depuis 16 ans.

Stop au nucléaire

Interrogé sur leur souhait de sortir du nucléaire, les Italiens ont dit oui à 95%. Le recours à ce type d’énergie était suspendu depuis un référendum de 1987, peu après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Ce résultat donne le coup d’arrêt aux projets de la majorité parlementaire, qui avait annoncé, en 2008, la construction de nouvelles centrales à l’horizon 2014.    

L’abrogation de loi dite « d’empêchement légitime », qui protège le président du Conseil contre des comparutions en justice a également été approuvée à  95%.

Le prix de l’eau prendra désormais en compte la qualité de l’eau et de son service. Les Italiens l’ont décidé à 96%. Enfin la gestion de certains services publics comme l’eau ne sera pas privatisée, selon le souhait de 96% des électeurs. 

Quatre questions dont les réponses, aux antipodes des engagements du président du Conseil, donnent au réferendum des allures de plébiscite.

Silvio Berlusconi avait largement appelé les Italiens à ne pas se rendre aux urnes, assuré, comme il le disait, « que le peuple le suivait ». Le parti du Cavaliere avait pourtant subi une défaite aux élections municipales à Naples et à Milan le 31 mai dernier. 

« Signal clair »

A l’annonce des résultats, Silvio Berlusconi a déclaré que c’était « un signal clair qui [devait] être entendu ».

Il a devant lui des jours difficiles. Plusieurs membres de l’opposition italienne l’ont déjà appelé à démissionner. Luigi Bersani, principale figure de l’opposition démocrate a évoqué quant à lui un « divorce entre le pays et son leader ».

Un vote de confiance doit avoir lieu au Parlement le 22 juin. 

Berlusconi pourrait également se trouver dans une position délicate vis-à-vis de la justice. Ayant perdu son immunité, les charges d’incitation à la prostitution sur mineur qui pèsent sur lui depuis l’affaire du Rubygate pourraient être conduites plus rapidement.