Egalité homme-femmes : Reding favorable aux quotas

La commissaire à la Justice a confirmé qu’elle ferait des propositions pour améliorer la représentation des femmes dans les organes de décision des entreprises européennes cotées en bourse.

EURACTIV.fr

La commissaire à la Justice a confirmé qu’elle ferait des propositions pour améliorer la représentation des femmes dans les organes de décision des entreprises européennes cotées en bourse.

Pour la Commission européenne, les quotas sont l’une des solutions pour renforcer l’égalité hommes-femmes dans les entreprises européennes. « Je ne suis pas fan des quotas, mais j’apprécie beaucoup le résultat qu’ils donnent », a-t-elle déclaré.  En octobre 2012, la Commission européenne devrait présenter une communication pour améliorer la représentation des femmes dans les organes de décision des entreprises européennes cotées en bourse.   

Viviane Reding avait déjà abordé le sujet des quotas en mars 2011, lors d’une table ronde avec des entreprises. Elle avait obtenu la promesse d’un effort sur la nomination des femmes aux postes stratégiques, notamment dans les conseils d’administration.

De 12 à 14%

Un an après cette initiative, les avancées se sont révélées timorées : la moyenne des femmes dans les organes de décision des entreprises est passé de 12% à 14%, tandis que, dans ces organes, une personne sur sept seulement est une femme. 

Jusqu’à aujourd’hui, seuls cinq pays de l’Union Européenne comme la France, l’Espagne ou les Pays-Bas ont adopté des règles visant à renforcer la représentation des femmes dans les administrations. 

Afin de lutter plus largement contre les déséquilibres, la Commission avait lancé en 2010 la Stratégie pour l’Egalité des genres, qui visait à réduire notamment les écarts de rémunération entre les deux sexes. Ils sont très différents selon les pays de l’Union.

En 2010, cet écart était de 23,1% en Allemagne, contre 5,5% en Italie. Le plus petit fossé se situe en Pologne, où il s’élève à 1,9%. La France, elle,  se situe autour de la moyenne européenne, avec le chiffre de 16%. Ces différences se font dans tous les cas en faveur des hommes.