En Pologne, le parti de Donald Tusk remporte les élections
La parti Plateforme civique du Premier ministre polonais sortant est le grand vainqueur des élections législatives du 9 octobre avec presque 39% des voix. La surprise du scrutin est l’émergence du mouvement Palikot, ouvertement anti-clérical.
La parti Plateforme civique du Premier ministre polonais sortant est le grand vainqueur des élections législatives du 9 octobre avec presque 39% des voix. La surprise du scrutin est l’émergence du mouvement Palikot, ouvertement anti-clérical.
Comme prévu, le parti libéral Plateforme civique (PO) du premier ministre sortant Donald Tusk a remporté les élections législatives en Pologne avec quasiment 39% des voix, selon les dernières estimations. Un score qui va lui permettre de se maintenir au pouvoir.
Le PO devance le parti conservateur d’opposition Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski (30,61%).
Ces données portent sur des résultats partiels après le dépouillement de 93% des bureaux de vote. Les résultats définitifs seront publiés mardi 11 octobre, a annoncé la Commission électorale.
Percée du parti anticlérical
Mais c’est surtout le bon score du nouveau mouvement de gauche anticlérical, Mouvement de Palikot (RP) (9,94% des voix), qui a de quoi surprendre.
Ancien membre de PO, cette formation politique a fait sécession pour créer un mouvement autonome et fait actuellement parler de lui en proposant la séparation de l’Eglise et de l’État, la libéralisation de l’avortement et la légalisation du cannabis. Un véritable ovni sur la scène politique du pays mais qui a su capté une partie de l’électorat.
Le parti paysan, allié des libéraux dans le gouvernement sortant, a bénéficié d’un soutien de 8,55% des électeurs alors que le parti social-démocrate (SLD) a obtenu 8,19% des voix.
La participation s’est élevée à 48,63%
La Pologne, qui dirige jusqu’à la fin de l’année 2011 le Conseil de l’Union européenne, est l’un des pays les plus dynamiques d’Europe, avec une croissance autour de 4%. Lors de la crise économique de 2008-2009, il a été le seul membre de l’UE à ne pas connaitre la récession.